Disparu de son milieu naturel dans les années 1980, l’oryx d’Arabie doit sa survie aux programmes de reproduction internationaux qui ont permis sa réintroduction dans la péninsule arabique.

Fiche d'identité

Nom vernaculaire
Oryx d’Arabie
Nom scientifique
Oryx leucoryx

Taxonomie

Classe
Mammifères
Ordre
Cétartiodactyles
Famille
Bovidés
Genre
Oryx
Espèce
leucoryx

Informations détaillées

Statut UICN
Espèce vulnérable (VU)
Durée de vie
20 ans
Taille et Poids
1 m au garrot ; 90 kg maximum
Gestation
~8 mois, 1 petit
Habitat naturel
désert, plaines arides
Régime alimentaire
herbes, racines, tubercules
Région d'origine
Péninsule arabique
Programme de conservation
EEP

MODE DE VIE

L’oryx d’Arabie vit en troupeau mixte hiérarchisé pouvant regrouper une soixantaine de têtes. Les hardes plus petites sont composées d’un mâle adulte, de quelques femelles et des jeunes.
Adapté au désert, il peut rester sans boire, trouvant l'eau nécessaire dans les végétaux qu'il mange. Il détecte la pluie à une grande distance, et s'y rend en troupeau pour se nourrir des nouvelles pousses. Aux heures les plus chaudes ou lors des tempêtes de sable, il se couche à l’ombre d’un arbuste dans une petite dépression qu’il a creusé.

SIGNES DISTINCTIFS

L’oryx d’Arabie est le plus petit des oryx et le seul à ne pas vivre en Afrique. Les longues cornes, portées par les deux sexes, peuvent mesurer jusqu’à 70 cm de long. Elles sont plus longues et plus fines chez les femelles. Les larges sabots sont parfaitement adaptés à la marche sur un sol sablonneux.

ANECDOTE

Dès la fin de la seconde guerre mondiale, avec l’expansion des armes à feu et des véhicules pour la chasse sportive, il n’aura fallu qu’une vingtaine d’années pour exterminer l’espèce : le dernier oryx sauvage a été observé dans le sud de l'Arabie en 1981.
Une expédition de la Fauna Preservation Society de Londres (1962) en Oman a permis de constituer un troupeau captif dans les zoos européens et américains à partir de 15 fondateurs, d'autre fondateurs en provenance de collections privées de la famille royale saoudienne ont permis d'augmenter la variabilité des populations.

Les premiers essais de réintroduction ont eu lieu en 1978 en Jordanie dans un enclos de 2 200 ha avec des animaux provenant des USA.

Puis, en Oman, la réintroduction d’une population sur une zone protégée gardée par la tribu locale (Les Harasis) a atteint 400 individus en quelques années. Suite à une importante sécheresse, ces populations se sont déplacées entrant en conflit avec l'homme et entraînant du braconnage qui s'est traduit par un arrêt du programme. L'expérience Saoudienne débutée en 1988 dans le centre de reproduction Taïf, à partir d’animaux jordaniens ou venant de zoos américains et européens et de collections Saoudiennes a permis la réintroduction dans deux réserves, Mahazat as-Sayd (2 500 km2) puis Uruk Bani Marid (40 000 km2). Les populations sont estimées aujourd'hui à plus de 1 000 individus.

Oryx d’Arabie (Oryx leucoryx) © MNHN - Jérôme Munier
Oryx d’Arabie (Oryx leucoryx) © MNHN - Jérôme Munier
Oryx d’Arabie (Oryx leucoryx) © MNHN - Jérôme Munier

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