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Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon © MNHN - Bruno Jay
Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon © MNHN - Bruno Jay

Les statues de la Grande Galerie de l'Évolution

Découvrez les statues des escaliers monumentaux de la Grande Galerie de l'Évolution et la biographie correspondante.

Guy de la Brosse (1586-1641) - Botaniste et médecin français

Buste en marbre sur colonne de granite par Nicolas-Augustin Matte (1781-1837)
Commande de l’Etat (1831)

Issu d’une lignée de médecins de cour, Guy de la Brosse étudie la médecine et les simples* et devient médecin du roi. Malgré la vive opposition de la Faculté qui prône la saignée comme remède universel et néglige l’usage des plantes, il obtient de Louis XIII la création du Jardin du Roy pour y cultiver les végétaux utiles à la médecine (1636). Il consacre ainsi ce nouvel établissement scientifique à la description des plantes, à l’étude de leur composition et de leurs propriétés et à l’enseignement de la botanique et de la chimie.
Mort le 31 août 1641 au Jardin du Roy, il est inhumé dans la chapelle qui jouxtait le Cabinet du Roy puis dans l’ancienne galerie de zoologie, il repose depuis 1893 dans la Grande Galerie.

Nicolas-Augustin Matte reçoit le Prix de Rome en 1807 et réalise de nombreuses commandes de l’Etat (château de Versailles, musée du Louvre…).

* nom donné aux plantes médicinales

Guy de la Brosse  © MNHN - Bruno Jay
Guy de la Brosse, buste en marbre sur colonne de granite par Nicolas-Augustin Matte © MNHN - Bruno Jay

GEORGES-LOUIS LECLERC, COMTE DE BUFFON (1707-1788) - Scientifique et écrivain français

Statue en marbre par Augustin Pajou (1730-1809)
Commande de Louis XV (1776)

Cette statue, commandée du vivant de Buffon avec cette inscription en latin « MAJESTATI NATURAE PAR INGENIUM » (La majesté de la Nature égalée par le génie de l’Homme), constitue un hommage très rare, preuve de l’immense prestige du naturaliste. Buffon est représenté comme un philosophe de l’Antiquité, en drapé, foulant du pied la nature (lion, serpent, chien, cristal et pied de vigne sur le montant du trépied du globe), et s’appuyant sur le globe terrestre pour écrire son œuvre. Pour préserver le cervelet de Buffon donné par un descendant de son collaborateur et ami Faujas de Saint-Fond, un socle est ajouté en 1870 à la statue, installée alors dans l’ancien Cabinet du roi.

Buffon, originaire d’une famille aisée de Montbard, s’installe à Paris pour étudier les mathématiques. Il est chargé par Maurepas, Ministre de la Marine, d’une étude sur le bois qui l’oriente vers l’histoire naturelle. Nommé intendant du Jardin du Roy en 1739, il l’administre et le développe pendant près de cinquante ans. S’entourant de naturalistes de talent, il réorganise et agrandit le Cabinet du Roy, enrichissant ses collections pour en faire un véritable musée ouvert au public. L’Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du cabinet du Roy (1749-1788) reste son œuvre majeure. Il y développe ses théories, basées sur l’expérimentation et l’observation. Malgré son approche très personnelle de la description de la nature, il est considéré comme un des précurseurs des théories de l’évolution (ancienneté de l’âge de la Terre…).

Fils d’un ébéniste et sculpteur sur bois du Faubourg Saint-Antoine, Augustin Pajou est lauréat du Prix de Rome en 1748. Professeur de l’Académie royale de peinture et sculpture (1760), il est nommé recteur de cette académie en 1766 et maintenu dans cette fonction pendant la Révolution. Il a réalisé de nombreuses commandes publiques de sujets académiques (mythologie, personnalités françaises) et des décors (opéra du château de Versailles…).

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon © MNHN - Bruno Jay
Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon - statue en marbre par Augustin Pajou © MNHN - Bruno Jay

CHASSEUR SURPRIS PAR UN SERPENT

Bronze par Gabriel-Jules Thomas (1824-1905)
Thiébaut frères fondeurs 

Commande de l’État (1893)

Ce groupe en bronze représente un homme armé d’une simple pierre grossièrement taillée et accompagné de son chien, se défendant contre un gigantesque serpent et symbolisant la nature sauvage et dangereuse que l’homme essaie de vaincre à l’aide de la nature domestiquée.

Gabriel-Jules Thomas obtient le Prix de Rome de sculpture en 1848. Il est membre de l’Académie des Beaux-Arts et professeur à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts. Fidèle à l’inspiration classique, il reçoit tout au long de sa carrière de nombreuses commandes publiques (musée du Louvre, Opéra Garnier, gare du Nord..).

Victor Thiébaut est un des fondeurs les plus réputé du Second Empire. Il est établi à Paris. En 1870, ses deux fils lui succèdent et signent Thiébaut frères.

Chasseur surpris par un serpent © MNHN - Bruno Jay
Chasseur surpris par un serpent, bronze par Gabriel-Jules Thomas © MNHN - Bruno Jay

INDIEN CHASSEUR

Bronze par Pierre-Jules Cavelier (1814-1894)
Thiébaut frères fondeurs

Ce groupe représente un homme, vraisemblablement un indien d’Amérique avec ses parures, aux prises avec un poisson monstrueux, un morceau de canoë ou de nasse émergeant de l’eau et symbolisant l’exotisme des nouveaux mondes, peuplés de civilisations différentes et de faunes inconnues.

Jules Cavelier, élève de David d’Angers, obtient le Prix de Rome de sculpture en 1842 et devient pensionnaire de la Villa Médicis (1843-1847). Professeur à l’Ecole des Beaux-Arts, il exécute de nombreuses commandes publiques (château de Versailles, musée du Louvre, Palais de Longchamp à Marseille…). 

Victor Thiébaut est un des fondeurs les plus réputé du Second Empire. Il est établi à Paris. En 1870, ses deux fils lui succèdent et signent Thiébaut frères.

Indien chasseur © MNHN - Bruno Jay
Indien chasseur, bronze par Pierre-Jules Cavelier © MNHN - Bruno Jay