L’exposition "Trésors de la terre" présente près de 600 pièces les plus remarquables de la collection du Muséum, dont une vingtaine de cristaux géants. Un parcours, élaboré avec le concours des scientifiques du Muséum, permet de trouver des réponses précises à de nombreuses questions comme : que sont les minéraux ? D’où viennent-ils ? Comment grandissent-ils ?

Horaires

Ouvert aujourd'hui

Ouvert tous les jours

de 10 h à 17 h, sauf les mardis

Publics

Dès 6 ans

Accès

Galerie de Minéralogie et Géologie

36 rue Geoffroy Saint-Hilaire
75005 Paris

Tarifs

De 5 € à 7 €

La Galerie de Minéralogie et de Géologie

Les cristaux géants du Muséum

Au cœur de l’exposition Trésors de la Terre, les cristaux géants offrent une entrée en matière époustouflante.

Sélectionnés par les minéralogistes du Muséum national d’Histoire naturelle, dix-huit des quatre-vingts cristaux géants de la collection d’Ilia Deleff, acquis par l’établissement en 1982, sont mis en valeur sur un podium, au cœur de la salle d’exposition. Parmi ces cristaux géants, plusieurs quartz imposants et pesant 2 ou 3 tonnes, côtoient de grandes géodes renfermant des milliers de petits cristaux d’améthyste.

Un film rappelle l’épopée de ces cristaux, depuis leur découverte au Brésil, jusqu’à leur installation actuelle, en passant par leur première présentation au public en 1983, au Muséum.

Quartz 197.355 © MNHN - Bernard Faye
Quartz 197.355 © MNHN - Bernard Faye
Gypse rose des sables © MNHN - Bernard Faye
Gypse rose des sables © MNHN - Bernard Faye

À la découverte du monde minéral

La première étape du parcours permet au visiteur de comprendre un univers fascinant, et pourtant pas toujours bien connu : le règne minéral.

Qu’est-ce qu’un minéral ? Comment les minéraux se sont-ils formés au cours des temps ? Comment les scientifiques les classent-ils ? Toutes ces questions essentielles sont abordées en introduction de la découverte du monde minéral.

Une grande fresque chronologique permet de comprendre les différents événements qui ont conduit à la formation des minéraux, depuis la naissance du système solaire jusqu’à aujourd’hui.

En vitrine, une vingtaine de spécimens représentent les 10 grandes classes de la classification des minéraux de Strunz. Cette classification fondée sur la composition chimique des minéraux est aujourd’hui la plus couramment utilisée par les scientifiques.

Une infinité de formes, une multitude de couleurs et de jeux de lumières !

La collection des minéraux présentée dans l’exposition Trésors de la Terre est remarquable par ses formes et couleurs. Elle nous éclaire sur la formation des cristaux et l’origine de leur diversité dans la nature.

Les milieux
Pour une même composition chimique, un solide cristallisera de façon très différente selon la profondeur où il se forme dans la croûte terrestre, la température et la pression qui règnent au lieu de sa formation, l’abondance et la nature des fluides à partir duquel il grandit et l’espace dont il dispose pour croître. L’influence de quelques-uns de ces mécanismes est présentée dans un film animé.

Réseaux cristallins
La structure d’un cristal tient à l’équilibre qui s’établit entre le diamètre de ses atomes et leurs charges électriques. Il en résulte un caractère essentiel, la symétrie, qui définit à son tour l’assemblage des atomes en réseaux cristallins. Parmi les plus étonnants spécimens que vous trouverez dans nos collections, une vingtaine de cristaux géants du Brésil, et la fluorite Laurent, découverte en 2006 dans le massif du Mont-Blanc, qui est le premier objet d’histoire naturelle classé "œuvre d’intérêt patrimonial majeur".

Des couleurs phénoménales
Les minéraux présentent une merveilleuse variété de couleurs : les verts de la malachite et du dioptase, les bleus de la topaze et de l’azurite, les rouges du rubis et de la vanadinite, le jaune de la mimétite… On découvre aussi qu’une même espèce minérale peut généralement adopter plusieurs teintes à travers une série d’échantillons de fluorite jaune, verte, bleue, rose, rouge, noire, et... parfaitement incolore. Un film animé explique cette diversité chromatique, tandis qu’un dispositif présente des pigments connus depuis la nuit des temps comme l’ocre, l’hématite ou le lapis lazuli, avec les minéraux bruts dont ils sont extraits.

Minéraux fluos
L’éclat et la transparence d’un minéral dépendent de la façon dont sa structure interagit avec la lumière. Selon leur organisation, ils réfléchissent les ondes lumineuses ou se laissent traverser. Un dispositif met en évidence les phénomènes polychroïsmes qui font varier la couleur d’un cristal selon ses angles de vue. Plus loin on révèle la fluorescence de certains minéraux quand ils sont éclairés par des rayons ultraviolets.

Stibine © MNHN - Bernard Faye
Stibine © MNHN - Bernard Faye
Grand saphir de Louis XIV © MNHN - Bernard Faye
Grand saphir de Louis XIV © MNHN - Bernard Faye

Le monde des gemmes, l’art et les pierres

Le Muséum présente ici les objets parmi les plus précieux de sa collection. Certains ont appartenu à d’illustres personnages comme la tabatière incrustée de diamants d’Alexandre Ier ou le Grand saphir de Louis XIV, d’autres apparaissent dans leur beauté naturelle.

Pierres fines et précieuses
Les pierres précieuses ont d’abord été recherchées pour leur dureté qui servait à l’aiguisage des outils. Puis les Hommes ont commencé à leur attribuer des pouvoirs magiques ou thérapeutiques. Avec les débuts de la taille, elles se transforment en objets d’art. Connu depuis l’antiquité en Asie, le facettage n’est pratiqué en Europe qu’à partir du XVe siècle.
Des vitrines présentent différentes pierres fines et précieuses taillées ou manufacturées, lesquelles sont disposées aux côtés de minéraux bruts, non taillés. Aussi, à travers une borne multimédia, le visiteur découvre comment les pierres sont taillées, l’importance de leur dureté ainsi que l’origine géographique de chaque espèce présentée.

Les joyaux de la couronne
Une vitrine accueille les gemmes historiques issues des collections royales et impériales léguées au Muséum national d'Histoire naturelle. Parmi ces joyaux, on trouve l’Émeraude dite de Saint-Louis, le Grand Saphir de Louis XIV, une évocation de la parure en topazes roses de L’Impératrice Marie-Louise et la Grande Opale de Charles X. Une autre installation est consacrée à l’histoire du Grand Diamant Bleu de Louis XIV, volé à la Révolution française puis retaillé pour devenir le légendaire "Hope" conservé au Smithsonian Institution à Washington. La pièce centrale de cette reconstitution est le plomb du diamant de Louis XIV, retrouvé en 2007 dans les collections du Muséum, qui a permis de démontrer leur parenté.

Métaux précieux et pierres ornementales
Dans la nature, l’or, l’argent ou encore le platine apparaissent sous la forme de paillettes, de dendrites, de pépites ou de cristaux. À l’état brut, ces métaux précieux sont tendres et se travaillent facilement. Bien d’autres minéraux sont utilisés en joaillerie et dans l’art décoratif. Les pierres ornementales comme le jaspe, la malachite, ou le lapis-lazuli peuvent ainsi être façonnées en objets ou taillées en fragments aux contours précis pour la marqueterie de pierres. Dans les vitrines, deux tables florentines aux motifs de fleurs et d’oiseaux témoignent de ce travail de haute technicité. À leurs côtés, sont exposées des riches coupes ornées ayant pour la plupart appartenu à Louis XIV.

Collection et recherche au Muséum

Les 130 000 spécimens qui constituent la collection de minéralogie du Muséum font de cette dernière l’une des collections de minéralogie la plus importante au monde à laquelle s’appliquent les 5 missions du Muséum national d’Histoire naturelle : conservation et enrichissement des collections, recherche scientifique, enseignement, expertise et diffusion des connaissances.

Dans cette partie de l’exposition, une fresque historique présente une soixantaine de spécimens de minéraux par ordre chronologique d’entrée en collection, depuis le Droguier du Roi en 1626 jusqu’à nos jours. Les spécimens sont ici organisés en fonction des évènements historiques, des expéditions, des dations, des legs, des donations, des scientifiques ou du mécénat Total, ayant permis leur entrée au Muséum.

La collection d’azurites constituée au fil du temps grâce à ces généreux donateurs ou des scientifiques est particulièrement mise en valeur. Face à cette fresque, le visiteur découvre les minéraux les plus importants acquis ces dernières années. Un écran tactile détaille les recherches actuelles conduites par les scientifiques du Muséum.

Crocoïte © MNHN - Bernard Faye
Crocoïte © MNHN - Bernard Faye
Méteorite Pallasite Imilac © MNHN - Bernard Faye
Méteorite Pallasite Imilac © MNHN - Bernard Faye

Plongée dans l’univers des météorites

Fragments de corps célestes échoués sur Terre, les météorites fournissent aux chercheurs de précieuses informations pour comprendre la naissance et l'évolution du Système solaire.

Le Muséum national d’Histoire naturelle possède l’une des plus importantes collections de météorites au monde. Elle en compte près de 4 000 échantillons, des chutes plus récentes aux plus anciennes ! Parmi elles, Ensisheim, tombée sur le sol alsacien en novembre 1492, ou quelques fragments de Tcheliabinsk, qui a atterri en Russie en février 2013.

Elles sont une source de renseignements pour les scientifiques qui cherchent à comprendre comment se sont formés et ont évolué le Soleil et les planètes qui l’entourent.

Les météorites primitives (les chondrites), sont des fragments des corps rocheux qui se sont formés en même temps que le Soleil. Elles fournissent des informations sur l’origine du système solaire et permettent notamment de déterminer son âge.

Les météorites différenciées sont, elles, des témoins de l’évolution des planètes. Contrairement aux météorites primitives, elles ont suivi une évolution analogue à celle des planètes internes du système solaire. L’exposition présente notamment des météorites provenant de Mars et de la Lune.

Les cratères d’impact, sont les cicatrices de collisions entre corps du Système solaire. Ils couvrent la surface de la Lune et des autres corps sans atmosphère, tandis qu’ils ont eu tendance à s’effacer sur Terre sous l’effet de l’érosion et de la tectonique des plaques. Résultant d’une brutale libération d’énergie, la cavité a un diamètre 20 à 30 fois plus important que celui de la météorite qui l’a engendrée. Ainsi, on estime que le « Meteor Crater » en Arizona, aux Etats-Unis, dont le diamètre est de 1,2 km, a été formé par la chute d’un objet de 40 m de diamètre, dont seuls quelques fragments ont survécu à l’explosion : c’est la météorite de Canyon Diablo.

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