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Vache couchée dans un pré © G. Rey
Vache couchée dans un pré © G. Rey

Cycle « Nature élargie » - L’animal que donc je suis

Film

Samedi 26 novembre 2022

Une exploration du vivant par le cinéma expérimental.

Opening times

Samedi 26 novembre 2022

De 15 h à 16 h 30

Target public

Tout public

Accessible to visitors with reduced mobilityAccessible to deaf and hearing-impaired visitors

Getting here

Auditorium de la Grande Galerie de l'Évolution

Prices

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Un cycle de projections proposé par Elio Della Noce (chercheur en études cinématographiques) & Emmanuel Lefrant (Light Cone).

Alors que notre époque est marquée par l’ampleur des actions humaines sur le reste du vivant (l’Anthropocène), des cinéastes s’engagent dans des pratiques écologiques qui conduisent vers un décentrement du privilège attribué à l’humain. Les cinéastes expérimentaux œuvrent à élargir notre regard sur la nature et leurs films réalisent peu à peu des perceptions non humaines : un « voir animal », du regard complice d’un chat de compagnie à l’œil multifacettes d’une abeille, un « sentir végétal », de la photosynthèse du pissenlit à la délicatesse d’une Mimosa pudica.

Ces films expérimentaux dont la fabrication requiert ingéniosité et poésie invitent à découvrir de nouveaux sens perceptifs chez l’animal ou le végétal, à s’émerveiller, à renouer un lien avec les autres formes du vivant tout en participant d’une recherche philosophique et scientifique contemporaine sur ces questions. Les méthodes de production de ces films sont le terrain d’une écologie politique grâce à des alternatives artisanales au productivisme, des regroupements en collectifs écoresponsables et une exploration de procédés sur support argentique comme la « phytographie » ou « l’écodéveloppement ».

Ce cycle accompagne la publication de l’ouvrage collectif « Expanded Nature – Écologies du cinéma expérimental » (2022, Light Cone Éditions), codirigé par Elio Della Noce et Lucas Murari.

Samedi 26 novembre 2022 à 15 h - Durée : 1 h 30.
Auditorium de la Grande Galerie de l'Évolution - Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Les autres rendez-vous du cycle « La nature élargie - Perceptions non-humaines » :

Séance #1 - L’animal que donc je suis

En présence d’Elio Della Noce et d’Anne Simon, directrice de recherches en littérature au CNRS, initiatrice de la recherche en « zoopoétique ».

Cette première séance part de notre expérience la plus familière des mondes animaux. Chats et chiens, vaches et chevaux font ici connaissance avec l’humain dans une relation intime dont l’origine est le regard. Par la caméra décentrée des cinéastes expérimentaux, voici que nous découvrons ce que voient nos animaux domestiques : les ombres et les reflets, la texture et la granularité des objets, les désirs ensauvagés et les souvenirs, les sentiments contenus et les rêves, nous tournant vers la richesse et la profondeur d’un « être animal ». Ces films sont autant de « journaux filmés » par les cinéastes dans leur environnement proche et socio-naturel : depuis leur appartement, le parc où les cinéastes amènent leur chien jouer, leur confrontation avec une vache qui rumine dans le champ, leur échange avec deux corbeaux qui nichent devant la fenêtre, jusqu’à la rencontre fortuite avec une biche à la lisière de la ferme. Voir l’animal n’est-il pas - jeu du chat et de la souris - être vu par lui ?

Cats (EU - 1956 - 1’ - 16 mm)

De Robert Breer.
Les chats voient-ils le monde comme une suite d’abstractions géométriques ? Un film d’animation qui joue des métamorphoses et de l’ironie animales.

Nine lives (The eternal moment of now) (EU - 2001 - 1' - 16 mm)

De Jay Rosenblatt.
Un chat domestique rêve de ses vies antérieures. Neuf vies concentrées en une minute.

La vache qui rumine (France - 1969 - 3’ - 16 mm)

De Georges Rey.
Plan fixe de trois minutes d'une vache qui rumine et qui joue du regard avec le cinéaste, donc avec le spectateur.

Sid (EU - 1998 - 3’ - 16 mm)

De Jeffrey Scher.
Il n'y en a jamais assez pour le chien volant. Trois minutes en tête à tête avec le chien Sid, mordu du frisbee.

My name is Oona (Suède - 1969 - 10’ - 16 mm)

De Gunvor Nelson.
Chevauchant à travers une forêt sombre, emportée dans le tourbillon de ses cheveux blonds, Oona fait penser à ces autres cavalières blondes de la mythologie nordique, les Walkyries.

Miss Daisy's jardin walk (France - 2006 - 3'10 - numérique)

de Miles McKane.
Mademoiselle Daisy explore l’étendue sensitive du jardin. Journal des derniers jours de l'été 2006 et des derniers jours de Kodachrome 40. Dans la tradition des films amateurs.

Lola (Canada - 2008 - 2’45 - numérique)

De Mike Rollo.
Du pur contentement devant ombres et lumières aux objets étranges et mouvants, la curiosité d'un chat pour tout ce qui bouge.

Animal-Estar (Brésil - 2019 - 4' - numérique)

De Bárbara Bergamaschi.
Que voit-on dans les yeux indomptés d’un chat ? Voyage des confins de la domestication animale vers son propre regard.

Fedor (Autriche - 1993 - 3’ - numérique)

De Eva-Maria Schmid.
« Une semaine avec mon chien Fedor réduite à trois minutes » (Eva-Maria Schmid).

Ending 4 (Canada - 2022 - 2’20 - numérique)

De Philip Hoffman.
Journal filmé sur les animaux d’élevage qui entourent la ferme du cinéaste de l’Ontario (Film Farm), tournés depuis l’œil d’un ballot de paille. Un film partiellement développé avec des fleurs et des feuilles d’origan.

Deep 1 (Canada - 2022 - 17’21 - numérique)

De Philip Hoffman.
Deuxième volet du journal de Philip Hoffman sur les animaux, filmé à la Film Farm. Variation autour des animaux sauvages, de leur manière d’habiter la ferme. Le celluloïd est laissé en décomposition à l’aide de jus de jacinthes.

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