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Camélia dans le Jardin alpin © MNHN
Camélia dans le Jardin alpin © MNHN

Réouverture du Jardin alpin

Architecture et paysage

À partir du 1er mars, laissez-vous tenter par une promenade au Jardin alpin, un lieu étonnant au charme subtil.

La pause hivernale du Jardin alpin touche à sa fin ! Comme chaque année, il rouvre ses portes au public après sa fermeture annuelle. À partir du 1er mars, vous pouvez de nouveau vous ressourcer dans ce petit coin de verdure aux allures de montagne.

Un lieu aussi dépaysant que des vacances en altitude

Niché en plein cœur de la capitale, entre la Ménagerie et les Grandes Serres du Jardin des Plantes, le Jardin alpin réunit à lui seul plus de 2 000 spécimens de plantes montagnardes ! 

Sur près de 4 000 m², vous vous émerveillerez devant des collections de plantes issues de différentes altitudes, des espèces venues des plateaux des Cévennes, de la chaîne des Balkans, des contreforts de l’Himalaya, sans oublier quelques spécimens typiques de milieux écologiques particuliers, comme les tourbières. 

Le Jardin alpin est un véritable trésor qui fourmille de plantes aux couleurs éclatantes ! Mais au-delà de son aspect esthétique, il nous interpelle sur la fragilité des plantes de montagnes et de leurs milieux naturels. Son ambition ? Conserver, enrichir des collections végétales alpines et les cultiver en dehors de leur aire de répartition naturelle.

Dans les coulisses du Jardin alpin

Le Jardin alpin abrite aussi bien des plantes originaires de régions méditerranéennes, chaudes et sèches que des végétaux provenant de régions au climat froid. Toute la difficulté consiste à les faire cohabiter en plein air parisien !

Comment préserver cet écosystème hors du commun ? Comment maintenir en plaine, au centre de Paris, des plantes originaires des montagnes ? Le secret réside entre les mains des jardiniers ! Depuis plus de 70 ans, ils s’efforcent de relever ce défi particulièrement audacieux, en reconstituant les conditions environnementales favorables au développement des végétaux. 

Cependant, certaines conditions naturelles s’avèrent délicates à recréer. En hiver, les plantes montagnardes exigent une période de repos, sans pluie. Tandis que dans leur milieu d’origine, elles sont protégées grâce au manteau neigeux, ici, certains spécimens sont recouverts de bâches dès l’automne. 

C’est à ce moment-là que le Jardin alpin ferme ses portes. Les plantes passent ainsi leur hivernage en toute sérénité et les jardiniers peuvent procéder aux opérations nécessaires pour vous en mettre plein la vue !

Métasequoia dans le Jardin alpin © MNHN

La vedette du Jardin

Lors de votre promenade, pensez aussi à lever les yeux ! Vous croiserez un hôte de marque : le pistachier vrai. Issu de la famille des anacardiacées, il est cultivé pour ses pistaches.

Planté vers 1700 par Sébastien Vaillant, l’arbre est désormais un des doyens du Jardin des Plantes. En 1715, le botaniste s’en est servi pour démontrer la sexualité des plantes ! Il a prélevé du pollen de la fleur mâle du pistachier et pollinisé les fleurs femelles du pied situé dans le Jardin des Apothicaires (aujourd’hui disparu). Quelques semaines plus tard, les premières pistaches apparurent sur le pied femelle.

Mais vous trouverez également un kiwi, des plantes insectivores de la tourbière, des achillées venues des Balkans, des genévriers, des succulentes, des plantes réputées pour leurs vertus thérapeutiques… À l’ombre ou en plein soleil, au sec ou au bord du ruisseau, sur schistes ou sur calcaires, chaque espèce finit par trouver sa place !

Pistacia vera - Pistacia vera L. - Anacardiaceae © MNHN - Bruno Jay

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