L’orang-outan de Bornéo, Pongo p. pygmaeus, tout comme son cousin, l’orang-outan de Sumatra, Pongo abelii, est en voie de disparition, victime principalement de la déforestation intensive.

Fiche d'identité

Nom vernaculaire
orang-outan de Bornéo
Nom scientifique
Pongo pygmaeus pygmaeus

Taxonomie

Classe
Mammifères
Ordre
Carnivores
Famille
Pongidés
Genre
Pongo
Espèce
pygmaeus
Sous-espèce
pygmaeus

Informations détaillées

Statut UICN
Espèce en danger (EN)
Durée de vie
50 ans
Taille et Poids
1,40 m de haut ; 100 kg maximum
Gestation
9 mois, 1 petit
Habitat naturel
forêts pluvieuses, marécageuses
Régime alimentaire
fruits, feuilles, fleurs, œufs, insectes…
Région d'origine
Bornéo
Programme de conservation
EEP

MODE DE VIE

Exclusivement arboricole, l’orang-outan, dont le nom signifie « homme de la forêt » en malais, est un solitaire qui, chaque soir, construit un nid dans un arbre, à 20 mètres du sol ! La journée, il passe d’un arbre à l’autre à la recherche de nourriture, principalement des fruits, pouvant ainsi parcourir de longues distances. Son rôle dans la dispersion des graines n’est pas négligeable.
Les naissances sont rares et ont lieu environ tous les 7 ou 8 ans : le jeune passe les premières années de sa vie accroché à sa mère, puis vient le temps de l’éducation.

SIGNES DISTINCTIFS

La femelle est deux fois plus petite que le mâle. Celui-ci développe un disque facial graisseux de chaque côté des joues. Une poche sous la gorge lui permet d’amplifier ses longs cris qui s’entendent à plus d’un kilomètre à la ronde. Il délimite un vaste territoire qui recoupe ceux de plusieurs femelles.

ANECDOTE

Habile et patient, l'orang-outan fait preuve d’une grande intelligence et de raisonnement pour résoudre des problèmes plus ou moins complexes. Par exemple, il fabrique des outils pour recueillir du miel.
Braconnage, trafic de bébés orangs-outans, incendies et déforestation s’intensifient dans toute l’île de Bornéo, même dans les réserves. En 20 ans, les populations d’orangs-outans ont perdu 80 % de leur territoire et se sont réduites de moitié. Il resterait environ 45 000 individus.
Des mesures de protection sont mises en place in situ (centres de réhabilitation, création d’aires protégées…) et ex situ grâce aux plans d’élevage internationaux auxquels la Ménagerie participe activement. À la Ménagerie, les orangs-outans font l'objet de programmes de recherches : automédication chez les grands singes ; évaluation du stress et bien-être chez les primates ; théorie de l'esprit et capacités cognitives…

Orang-outan © MNHN - Jérôme Munier
Orang-outan © MNHN - Jérôme Munier
Orang-outan © MNHN - J. Munier
Orang-outan © MNHN - FG Grandin

Parrainez Java, Tämu, Banggi, Théodora ou Nénette, l'un des orangs-outans de Bornéo

Vedette incontestée de la Ménagerie, la doyenne, Nénette, fête ses 50 ans en 2019. D’une nature créative, elle a surtout deux activités favorites : la peinture et le bricolage. 
Théodora, très calme, joyeuse et observatrice, est la mère de Java et de Tamü. Java est née en 2018.  Elle reste accrochée à sa mère mais explore désormais son enclos et expérimente les fruits. Sa sœur, Tamü, née en 2007, est plus indépendante et très joueuse. Encore adolescente, elle parfait son apprentissage aux côtés de Nénette et Théodora.
Banggi, le mâle du groupe, est doux et gentil mais peut se montrer capricieux quand il n’obtient pas ce qu’il veut. Né en 2006, il ne possède pas encore les caractéristiques d’un mâle adulte : le disque facial et les 100 kg de poids moyen. Il est le père de Java.
Le groupe de la Ménagerie constitue une population de sauvegarde de l’espèce.

 

Parrainer en ligne

dons.mnhn.fr

Pour toute question, n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse suivante : contact.donateurs@mnhn.fr

Aller plus loin