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Forêt tropicale © Mardi8 / Expéditions Spectacles / MNHN
Forêt tropicale © Mardi8 / Expéditions Spectacles / MNHN

Dix anecdotes sur le monde vivant

En lien avec l’exposition « L’Odyssée sensorielle », découvrez sans plus attendre dix anecdotes sur des espèces qui peuplent notre planète !

L'allié des oiseaux migrateurs

Chaque automne, cinq milliards d’oiseaux européens quittent leurs lieux de reproduction, direction le sud du Sahara. Les sternes arctiques passent près de huit mois en vol, faisant l’aller-retour entre les deux pôles ! Mais comment font les oiseaux migrateurs pour passer autant de temps dans les airs sans se fatiguer ?

Le secret, c’est le vent ! En effet, les migrateurs s’appuient sur les courants aériens pour dépenser moins d’énergie. C’est ainsi que l’oie à tête barrée parvient à franchir l’Himalaya : en profitant notamment des courants ascendants et des masses d’air. 

La vie en rose

Savez-vous d’où les flamants roses tirent la couleur de leur plumage ? Leur couleur vient de ce qu’ils mangent ! Les petits crustacés qu’ils consomment se nourrissent eux-mêmes d’une algue qui se développe dans les lacs et contient des pigments. Ces pigments existants à l’état naturel se transmettent donc le long de la chaîne alimentaire.

Les flamants nains © Mardi8 / Expéditions Spectacles / MNHN

Un parfum particulier

Connaissez-vous la civette ? Ce petit mammifère au corps allongé, à la robe tachetée ou rayée et au museau pointu appartient, avec la genette et le binturong, à la famille des Viverridés. Ces trois mammifères possèdent des glandes périnéales qui sécrètent une substance particulière : le civettone. Son odeur est intense chez la civette, plutôt agréable chez la genette et sucrée chez le binturong.  

Le « musc de civette », essentiellement extrait chez la civette africaine, a longtemps été utilisé en parfumerie car il permet de souligner et de fixer les autres odeurs. En France, il n’est plus permis d’en faire usage.

 

La civette africaine © Alexandre Ultré on Wikimedia Commons

Plongée au cœur de la forêt tropicale

Avez-vous déjà entendu parler du Carapa ? Cet arbre de la famille des Méliacées porte différents noms selon le pays dans lequel il se trouve. Vous pouvez le croiser dans les zones montagneuses au Mali, Nigeria, Cameroun, Rwanda, Ouganda ; les plaines et mangroves du Sénégal et du Gabon ; en forêt, le long des fleuves au Brésil, en Amazonie, en Amérique centrale et en Guyane.  

Son fruit forme une capsule de quatre à cinq valves qui renferment chacune deux à cinq graines à partir desquelles on peut extraire de l’huile. Les Oyampi – peuple autochtone amérindien de la Guyane française – s’en enduisent le corps pour se déplacer dans la forêt sans être ennuyés par des parasites.

Si vous êtes de passage dans la forêt tropicale guyanaise, ne sifflez pas : vous risqueriez de réveiller la colère du Mèt-Bwa, l’esprit de la forêt !

Aller plus loin avec notre web-série "La nature des plantes".

La canopée de la forêt tropicale © Mardi8 - Expéditions Spectacles - MNHN

La "cape" de la chauve-souris

N’ayez crainte : loin du mythe du vampire, la chauve-souris ne sucera pas votre sang ! En revanche, elle possède bien une « cape ». Léonard de Vinci s’en est même inspiré pour son projet de machine volante. Nommée patagium, cette membrane recouvre l’ensemble de l’aile (chez certaines espèces, elle peut s’étendre jusqu’aux membres postérieurs et à la queue). Elle se compose d’une double peau très fine parsemée de poils sensoriels lui permettant de sonder les flux de l’air.

Mais ce n’est pas tout ! En effet, grâce à cette « cape » les chauves-souris peuvent aussi se réchauffer au moment de l’hibernation, attraper de quoi se nourrir ou encore retenir leur petit lors de la mise-bas.

 
Roussette de Rodrigues © MNHN - F.-G. Grandin

Le QG des pipistrelles communes

Dans la famille des Vespertilionidés, vous retrouvez la Pipistrelle commune, une petite espèce de chauve-souris européenne. En France, la plus importante colonie se trouve… dans le quatorzième arrondissement de Paris !

À la fin des années 1990, 1 500 individus avaient élu domicile dans un tunnel souterrain de la ligne qui passait sous l’hôpital Broussais. Aujourd’hui, elles ne sont plus que 500. Pour préserver cette biodiversité, des aménagements spécifiques ont vu le jour dans le quartier : par exemple, l’éclairage public est tamisé sur les pelouses et les dalles de la promenade qui se trouve juste au-dessus de leurs têtes sont anti-vibrations. 

Sous terre

Tout un monde vit sous nos pieds mais, hélas, il est si mal connu ! Prenons l’exemple du champignon : ce que nous cueillons en forêt n’est que la fructification du champignon. Sa partie principale est en fait le mycélium, un réseau de filaments ouateux qui pousse sous le sol et demeure invisible à nos yeux.  

Les champignons mycorhiziens, qui vivent en symbiose avec les arbres de la forêt, sont absolument essentiels pour l’écosystème forestier. Les filaments mycéliens vont en effet chercher les nutriments dont les arbres ont besoin. Ils les protègent aussi contre les attaques microbiennes et les polluants du sol. Ce système souterrain est donc vital.

Sous la surface du sol © Mardi8 / Expéditions Spectacles / MNHN

Le rôle essentiel des pollinisateurs

Le nectar produit par les plantes apporte glucides et protéines aux pollinisateurs. En échange, les insectes assurent la reproduction des plantes à fleur (qui constituent la majorité des plantes terrestres avec pas moins de 400 000 espèces).  

En effet, lorsqu’ils collectent le nectar, les pollinisateurs se couvrent involontairement de grains de pollen, gamètes mâles des fleurs. En butinant, ils disséminent leurs grains qui se déposent sur le pistil (organe femelle) des fleurs et permet la fécondation. Celle-ci donnera naissance à un fruit porteur de graines qui pourront faire germer une nouvelle plante. Les pollinisateurs sont donc indispensables au maintien de la biodiversité.  

Les insectes pollinisateurs © Mardi8 / Expéditions Spectacles / MNHN

Attention : poison mortel

Les mollusques de la famille des Conoidea possèdent l’un des venins les plus puissants du monde marin ! Ils s’en servent pour se nourrir : dès qu’un poisson passe à proximité, ils libèrent des toxines qui inhibent les circuits sensoriels et désorientent leur proie. Certaines espèces peuvent utiliser un harpon fixé sur leur fine trompe. Ce harpon sécrète des toxines paralysantes qui s’installent dans leur proie. Une technique d’attaque très efficace !  

Les chercheurs en pharmacologie se sont penchés de près sur ces venins. Or, il s’avère que certaines de leurs composantes pourraient servir dans les traitements contre la douleur, voire même traiter ou mieux comprendre certaines maladies comme Alzheimer ou Parkinson.

Les récifs © Mardi8 / Expéditions Spectacles / MNHN

Préserver le grand bleu

L’océan est à la fois source d’inspiration, d’émerveillement ou de crainte. Au fil des siècles, de nombreux mythes et récits ont été créés autour de ce milieu fascinant. Citons à titre d’exemple Vingt mille lieues sous les mers de Jules Vernes ou encore Moby Dick, un roman de Herman Melville publié en 1851 qui place au cœur de l’intrigue un grand cachalot blanc.  

Mais chaque année, 6 à 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversés dans nos océans. Il est donc nécessaire de repenser nos façons de consommer pour préserver cette fabuleuse biodiversité marine.  

L’exposition « L’Odyssée sensorielle » sera présentée dans la Grande Galerie de l’Evolution (Jardin des Plantes) du 23 octobre 2021 au 4 juillet 2022.

Découvrir l'exposition

Les cachalots © Mardi8 / Expéditions Spectacles / MNHN

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