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Rotonde de la Girafe et des Éléphants © MNHN - Bibliothèque centrale
Rotonde de la Girafe et des Éléphants © MNHN - Bibliothèque centrale

L'histoire de la Ménagerie

La Ménagerie, est un des plus anciens zoos du monde, le deuxième après celui de Schönbrunn (créé à Vienne en Autriche en 1752). Ouverte en 1794, elle a vu passer toutes les espèces vivantes en captivité. Certains de ses pensionnaires ont été et sont très populaires, notamment la girafe Zarafa au XIXe siècle et aujourd’hui Nénette, femelle orang-outan. La longue histoire de la Ménagerie s’inscrit dans ses bâtiments. Classés monuments historiques, ils constituent un patrimoine architectural unique qui fait partie du charme de la visite.

220 ans d’Histoire

La Ménagerie est riche de plus de 220 ans d’histoire. Créée sous la Convention en 1794, elle voit passer de nombreuses espèces animales et s’enrichit régulièrement de nouvelles constructions.

Éléphant de l’Inde au Jardin des Plantes © MNHN - Bibliothèque centrale
Éléphant de l’Inde au Jardin des Plantes © MNHN - Bibliothèque centrale

1792
L’intendant du Jardin national des plantes, Bernardin de Saint Pierre, évoque la nécessité de créer une ménagerie pour enrichir les collections du Muséum d’animaux vivants.

1793
Un arrêté municipal met fin aux exhibitions d’animaux sauvages dans les rues de la capitale. Ces nouveaux pensionnaires sont accueillis dans des installations provisoires au Jardin des Plantes. Les propriétaires des bêtes confisquées deviennent les premiers « soigneurs ».

1794
Les quelques animaux survivants de la ménagerie royale de Versailles sont transférés à Paris, ainsi que ceux de la ménagerie du Duc d’Orléans. Un décret de la Convention crée officiellement la Ménagerie qui abrite alors 58 animaux.

À partir de 1798
Arrivent éléphants, lions, chameaux, autruches, ours, buffles (animaux réquisitionnés par les armées de la Convention, puis par les armées napoléoniennes, dons de souverains, animaux rapportés d’expéditions).

1805
Premières constructions, les fabriques et fosses aux ours.

1812
Inauguration de la rotonde construite en forme de croix de la Légion d’Honneur instaurée en 1806 par Napoléon Bonaparte.

1827
Arrivée de Zarafa. Les parisiens se pressent devant la Rotonde où cette girafe populaire restera pendant 18 ans.

1870
Période noire : pendant le siège de Paris par les prussiens, certains animaux sont tués par les bombardements d’autres abattus pour nourrir la population.

1934
Inauguration du Parc Zoologique de Paris qui éclipse un temps la Ménagerie.

1937
Fin de construction de la fauverie, bâtiment art-déco révolutionnaire dans sa conception.

2003
Les fosses aux ours sont transformées pour y recevoir des pandas roux et des binturongs.

2008
Fermeture du Parc Zoologique de Paris pour rénovation, la Ménagerie accueille certains de ses pensionnaires.

2012
Rénovation de la fauverie.

2013
Construction de la volière des déserts.

2015 à 2020
Rénovation de la Galerie des reptiles (1874) et de la Singerie (1936).

Un patrimoine architectural unique

La longue histoire de la Ménagerie s’inscrit dans ses bâtiments, tous classés depuis 1993. Ses murs en témoignent au travers d’étonnants éléments d’architecture qui se découvrent avec leurs occupants.

Aux petites cabanes en rondins, torchis et toits de chaume, construits pour accueillir les premiers pensionnaires, s’ajouteront, dès le début du XIXe siècle, des bâtiments en pierres et architecture métallique dont la diversité des styles est un des atouts du lieu : les Fosses aux ours (1805), la Rotonde (1802-1812), dont la forme évoque la croix de Légion d’Honneur, la Galerie des reptiles (1870) ou encore la Grande volière (1888).

Façade de la fauverie, 1937 © MNHN - Bibliothèque centrale
Façade de la fauverie, 1937 © MNHN - Bibliothèque centrale

Le style art déco caractérise les constructions de l’entre-deux-guerres : le Vivarium (1926), la Singerie (1936) et la Fauverie (construite en 1937 par René Berger, architecte également de la Grande Serre et de la Grande Galerie de l’Évolution). En 2013, la volière des déserts est venue enrichir ce patrimoine précieux.

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