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Geai des chênes © Didier Collin
Geai des chênes © Didier Collin

Le geai des chênes

Gros comme un pigeon, haut en couleurs, peu avare de sons grinçants et discordants, le Geai des chênes (Garrulus glandarius Linné) passe le plus clair de son temps caché dans les feuillages. Aurez-vous la chance de l’apercevoir ?

Sylviculteur malgré lui
S’il lui arrive parfois de franchir les espaces découverts d’un vol direct à lents battements d’ailes, le Geai des chênes ne s’attarde pas, ce qui le rend difficile à observer. Toutefois, les geais du Jardin des Plantes ont acquis une familiarité qui contraste avec la méfiance de leurs semblables forestiers. Il suffit de parcourir les allées de bon matin pour les surprendre à quelques mètres seulement, perchés sur un buisson bas ou avançant par bonds sur une pelouse ou un chemin.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser son plumage bigarré où se mêlent rose, noir, bleu et blanc, le geai est un proche parent des corbeaux. Omnivore, près de la moitié de son alimentation est constitué de glands, mais il se nourrit aussi de graines, d’insectes, de lézards ou de campagnols. Il lui arrive également de s’attaquer aux couvées de petits passereaux. À l’instar de l’écureuil, le geai contribue à la dissémination de certaines essences d’arbres. En effet, comme d’autres membres de la famille des Corvidés, il a l’habitude d’enterrer ses provisions à l’automne. L’hiver venu, il se livre à des recherches frénétiques et désordonnées sous les feuilles mortes pour tenter de remettre la patte sur ses stocks, mais il ne retrouve jamais toutes ses réserves… Dispersés, les faînes de hêtre ou glands de chêne oubliés germeront au printemps suivant, donnant naissance à de nouveaux arbrisseaux.

Sa fiche sur le site de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel

Sa fiche sur le site oiseaux.net

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