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Troglodyte mignon © Didier Collin
Troglodyte mignon © Didier Collin

Le troglodyte mignon

Parfois confondu avec le roitelet, le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes Linné) est très répandu en France, où il est le seul représentant d’une famille de 80 espèces.

Un champion de la séduction
N’hésitant pas à s’approcher de l’homme, le Troglodyte mignon s’agite dans les fourrés, de la mer à la montagne, ou pousse un chant étonnamment sonore pour sa petite taille, perché bien en évidence sur une branche ou une souche.

Le mâle troglodyte se singularise par ses mœurs amoureuses extravagantes. Aux environs du mois d’Avril, il prépare plusieurs nids (jusqu’à douze !) en forme de boule, dans les cavités des berges, des arbres ou des rochers. Après avoir visité chacun des nids, une femelle circulant à proximité de son territoire en choisira un pour y pondre 5 à 7 œufs. Il arrive parfois que le mignon troglodyte parvienne à séduire une, deux voire trois femelles ! Chacune donnera naissance à deux nichées annuelles, avec ou sans l’aide de cet inconstant conjoint. À la fin de la belle saison, les nids serviront de dortoirs pour affronter le froid nocturne. Les troglodytes parisiens sont considérés comme sédentaires. Tout au long de l’hiver, ils défendent leur territoire à coup de chants guerriers contre leurs congénères migrateurs, qui arrivent des régions septentrionales de l’Europe, après un trajet nocturne de plusieurs centaines de kilomètres, voire parfois un millier…

Un bien grand voyage pour un si petit équipage !

Sa fiche sur le site de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel

Sa fiche sur le site oiseaux.net

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