RÉOUVERTURE

Nous sommes heureux de vous annoncer la réouverture des galeries, serres, et zoo du Jardin des Plantes le mercredi 19 mai 2021.

Réservez votre billet en ligne à partir du 11 mai. 

Le Jardin des Plantes est ouvert tous les jours, de 7 h 30 à 18 h 30 : consultez les consignes de visite

Toutes nos équipes sont mobilisées pour vous offrir un accueil de qualité, et garantir le respect des règles sanitaires et de sécurité.

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Hubert Duprat, Larve de Trichoptère en train de construire son étui (vue de l’atelier), 1980-2000, or, perles, turquoises, longueur 2,5 cm. © ADAGP, Photo F. Delpech
Hubert Duprat, Larve de Trichoptère en train de construire son étui (vue de l’atelier), 1980-2000, or, perles, turquoises, longueur 2,5 cm. © ADAGP, Photo F. Delpech

Cosmétique de la larve

Rencontre

Samedi 21 juin 2021

Au coeur de la matière, voici une histoire par le bas et l'immonde où se rencontrent et se fictionnalisent certains des grands défis de notre époque.

Horaires

15 h

Durée : 90 min

Publics

Tout public

Accessible aux visiteurs à mobilité réduiteAccessible aux visiteurs sourds et malentendants

Accès

Auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution

36 rue Geoffroy Saint-Hilaire
75005 Paris

Tarifs

Gratuit

Réservation en ligne ou sur place, à l'accueil de la Grande Galerie de l'Evolution

Les larves sont les figures d’une altérité radicale, le point le plus abject et le plus éloigné de l’humain. Pourtant, c’est par elles que nous avons pris visage. Les larves représentent un stade pré-individuel, celui d’une vie « masquée sous sa première forme » qui inspire la léthargie et hante les vivants. Elles nous dévorent et nous ramènent à l’humus, faisant de l’humain une matière qui circule dans d’autres êtres. Comme les parasites, elles sont les petits, les méprisés, les invisibles, la masse des travailleurs de l’ombre qui accélèrent la course à l’armement entre les espèces et donnent à l’évolution une intersubjectivité insoupçonnée. Les larves, dont le mot est privé de rime et semble en cela coupé des résonances du monde, n’en présentent pas moins une valeur expressive propre qui excède l’explication fonctionnaliste ou reproductrice. Par le truchement d’apparences et d’ornements, de mimétismes ou de camouflages, elles manifestent leur appartenance cosmique dans le libre jeu du caché et du montré.
Cette communication entend déployer l’imaginaire et les représentations scientifiques et artistiques de la larve. Des récits d’horreur à leurs plus belles métamorphoses, en quoi les larves nous permettent-elles de penser notre présence au monde ?

Présentation de Marion Zilio, théoricienne, critique d’art et commissaire d’exposition indépendante. Elle est l’autrice de Le livre des larves (PUF, 2020) ainsi que de Faceworld. Le visage au 21e siècle (PUF, 2018 ; Polity Press, 2020). Elle enseigne actuellement à l’Université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis.

Suivie d'un échange avec Ivana Adaime Makac, artiste plasticienne, qui développe depuis 2009 un projet utopique et paradoxal intitulé Rééducation visant à « dédomestiquer » le bombyx du mûrier (ver à soie), et Romain Garrouste, paléoentomologiste au MNHN, écologue, Institut de Systématique Évolution Biodiversité, département Origines et Évolution/YSIEB

Samedi 21 juin 2021 à 15 h - Auditorium de la Grande Galerie de l'Évolution