Rencontre

Samedi 12 octobre 2019

Entre imaginaire, fantasmes et science, une rencontre passionnante autour de la sensibilité végétale. À l'occasion de la Fête de la Science.

Horaires

15 h - 17 h

Publics

Dès 10 ans

Accès

Auditorium de la Grande Galerie de l'Evolution

Tarifs

Gratuit

Présentation de Teresa Castro, maître de conférences en études cinématographiques à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Bien que de façon discontinue, implicite et parfois franchement insolite, la construction de l’hypothèse sur l’intelligence végétale ne s’est pas bornée aux cadres bien délimités de la littérature scientifique. Elle s’est aussi déroulée dans ce terrain si souvent ignoré par les sciences : l’univers du cinéma et de la culture visuelle, là où les imaginaires scientifiques et populaire se brassent sans cesse. Lors de cette conférence illustrée de nombreux extraits de films, on rappellera à quel point la « sentence » et « l'intelligence végétales » sont devenues, dans la culture visuelle, indissociables de la médiation des machines, comme si la plante sentiente était une plante « médiée » : médiée par les polygraphes et leurs prises électrodes ; médiée par la photographie « Kirlian », ou « des auras »; médiée par l’appareil que M. Hashimoto conçoit pour qu’on puisse entendre la voix d’un cactus à qui Mme. Hashimoto a appris l’alphabet japonais; médiée encore et toujours par le timelapse.

 

Présentation de Marc-André Selosse, Professeur du Muséum des universités de Gdansk (Pologne) et Kunming (Chine), Institut de Systématique, Evolution, Biodiversité

Le monde végétal fascine actuellement et grâce aux métaphores de l'intelligence et de la sensibilité des plantes, le public redécouvre la plante avec émotion. Il voit enfin… cette colossale biomasse verte qui l’entoure, et sa nature vivante ! Mais l’image n’est-elle pas floutée ? Est-ce la plante qu’on voit, ou une projection de notre animalité qui nous rend la vie végétale plus compréhensible ? Voit-on la plante ou un fantasme de plante ? Entre vulgarisation et malentendu, le coeur des plantes (mais ont-elle un coeur, au fait ?) balance…