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FIAC 2012 - Visuel de l'affiche © MNHN
FIAC 2012 - Visuel de l'affiche © MNHN
Exposition

FIAC Hors les murs 2012

Cette exposition est terminée

12 octobre - 19 novembre 2012

La FIAC et le Muséum national d’Histoire naturelle ont proposé en 2012 un parcours d’œuvres contemporaines dans le Jardin des Plantes, où la scène émergente côtoie des artistes confirmés tels Mark Dion, Lucy+Jorge Orta, David Nash, Herman de Vries… Au total, 28 œuvres, de 27 artistes sont installées. Des œuvres qui ont investi les espaces extérieurs et intérieurs : le Jardin des Plantes mais aussi les espaces remarquables du Muséum tels que la Ménagerie, les Grandes Serres, la Galerie de Paléontologie ainsi que la Grande Galerie de l’Évolution.

Horaires

Terminé

7 h 30 - 20 h

Dernière entrée 15 minutes avant la fermeture.

Publics

Tous publics

Accessible aux visiteurs à mobilité réduite

Accès

Jardin des Plantes

36, 38, 40 rue Geoffroy Saint-Hilaire
2, 8, 10, 18 rue Buffon
47, 57 rue Cuvier
Place Valhubert
75005 Paris

Tarifs

Gratuit

Raptor’s Rapture - Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla

Raptor’s Rapture. Œuvre de Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla, 2012. Présentée par Chantal Crousel, Paris

Raptor's Rapture met en scène le plus vieil instrument de musique à ce jour, une flûte taillée par les homo sapiens il y a 35 000 ans dans l'os d'un vautour. Les artistes ont invité une flûtiste, spécialisée dans les instruments préhistoriques, à essayer de jouer cette flûte. L'action a lieu en présence d'un vautour griffon  vivant, qui est aujourd'hui un animal en voie d'extinction. Pour les artistes, "ce film constitue un moment de partage entre l'oiseau de proie et les restes musicaux de la culture préhistorique humaine. La trace acoustique, émise par la flûte, devient une "capsule temporelle" sonore du moment historique où eut lieu la naissance de la musique, de la parole et de l'humanité".

Antarctica World Passport, Delivery Bureau - Lucy + Jorge Orta

Œuvre de Lucy + Jorge Orta, 2012. Structure en matériaux divers. Édition de 30.000 Antarctica World Passports, timbres pour passeports, tampons encreurs. Dimensions variables. Présentée par galerieofmarseille, Marseille.

Antarctica World Passport, Delivery Bureau se compose de quatre bureaux montés à partir de matériaux de récupération et recouverts d’objets de toute sorte. L’installation donne lieu à une performance participative: la délivrance d’un Antarctica World Passport. Ce passeport donnant à “tout être humain le droit de se déplacer librement et de circuler au-delà des frontières vers le territoire de son choix”, propose également d’amender l’Article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 de la mention suivante : “aucun individu ne peut avoir un statut inférieur à celui du capital, des marchandises, des communications et de la pollution qui ignorent toute frontière”. Cette oeuvre met en avant l’urgence d’une réflexion sur la place de l’humain dans un environnement et une société fragiles.

Antarctica World Passport, Delivery Bureau de Lucy + Jorge Ort © MNHN - F. Grandin
Antarctica World Passport, Delivery Bureau de Lucy + Jorge Ort © MNHN - F. Grandin

Three Humps - David Nash

Œuvre de David Nash, 2011. Bronze, trois parties. 90 x 76 x 67 cm / 200 x 88 x 82 cm / 110 x 100 x 78 cm. Présentée par la Galerie Lelong, Paris.

David Nash est né en 1945 à Esher en Angleterre. Il vit et travaille à Blaenau Ffestiniog, dans le nord du pays de Galles. Le noir du bois carbonisé en surface était emblématique de David Nash. Établissant une liaison subtile entre eux, le bois et le bronze sont les matériaux auxquels il se consacre désormais. Le bois reste son matériau de prédilection, celui de la création première, mais le bronze – réalisé à partir du bois – devient une façon de réaliser des oeuvres jouant des vides du bois ou de conférer une puissance durable et monumentale à des oeuvres fragiles. L’œuvre présentée au Jardin des Plantes est un bronze original réalisé d’après une matrice en bois brûlé, avec une patine d’un noir profond.

Three Humps par David Nash © MNHN - F. GrandinThree Humps par David Nash
Three Humps par David Nash © MNHN - F. GrandinThree Humps par David Nash

Fort Patti I - Sophie Nys

Œuvre de Sophie Nys, 2012. Bois d’acacia et sapin, une pièce de 1 cent, 70 x 60 x 270 cm. Présentée par Emmanuel Hervé, Paris.

Pour cette pièce Sophie Nys a travaillé à partir d’une photographie de 1915, achetée à Soho un jour après l’évacuation par la police de New York du groupe de manifestants d’Occupy Wall Street, réunis dans le Zucotti Park en novembre 2011. La photographie montre un ancien conduit d’eau, trouvé à l’occasion des fouilles organisées lors de l’aménagement de la station de métro de Wall Street, exposé sur des tréteaux comme une pierre antique exhumée et vue comme un artefact du début du siècle dernier, suffisamment important pour être ainsi photographié. Inversant l’évocation originelle de la virilité phallique à laquelle ces anciennes canalisations étaient liées, le tronc creusé de part et d’autre de ses extrémités, est intitulé Fort Patti I en écho à la tente offerte par Patti Smith pour abriter la People’s Library. Détruite par les autorités lors de la dispersion de la manifestation, cette bibliothèque se composait de plus de 5000 ouvrages donnés par des partisans d’OWS.

Fort Patti I de Sophie Nys © MNHN - F. Grandin
Fort Patti I de Sophie Nys © MNHN - F. Grandin

The Tropical Collectors - Mark Dion

Œuvre de Mark Dion, 2009. Divers matériaux, sable. Dimensions variables. Présentée par In Situ Fabienne Leclerc, Paris.

Au cours des vingt dernières années, Mark Dion a étudié la relation entre nature et culture, faisant référence aux systèmes de classification et s’inspirant des méthodes de muséologie. The Tropical Collectors (Bates, Spruce and Wallace) qui fait référence aux naturalistes victoriens très peu connus et aux collectionneurs tropicaux. Ces explorateurs britanniques faisaient partie d’une entreprise coloniale et sont aujourd’hui entièrement associés à l’histoire des premières sciences et de la biologie. Dans les années 1850, des personnes comme H.W Bates, Richard Spruce et Alfred Russell Wallace, se sont courageusement aventurées en Amérique du Sud, ont traversé le fleuve Amazone et ont collecté, au risque de leurs vies, une immense diversité de spécimens et de sujets ethnographiques.

The Tropical Collectors de Mark Dion © MNHN - F. Grandin
The Tropical Collectors de Mark Dion © MNHN - F. Grandin

Mineralium - David Nuur

Œuvre de David Nuur. Sel, aimants terrestres et limailles de fer. Dimensions variables. Présentée par Galeria Plan B, Cluj and Berlin.

Navid Nuur est né en 1976 à Téhéran. Il vit et travaille à La Haye en Hollande. Mineralium est une oeuvre composée de trois éléments naturels (sel, poussière d’acier et aimant) associés dans une mise-en-scène originale et inattendue, élaborée par Navid Nuur. L’artiste dispose de grands aimants sous une montagne de sel et éparpille sur le haut la poussière d’acier, celle-ci est instantanément attirée par le champ magnétique du socle. Les traces d’acier dans la montagne blanche deviennent de plus en plus visibles, au fur et à mesure que l’humidité de l’environnement interagit avec le sel et rouille l’acier, modifiant ainsi sa couleur. La fragilité de cette pièce vient de sa transformation quotidienne et sa recréation constante selon les lois de la physique, qui peuvent parfois donner des résultats surprenants. L’aspect poétique du geste de l’artiste réside dans l’idée de façonner et de donner à la nature : une forme nouvelle.

Mineralium par David Nuur © MNHN - F. Grandin
Mineralium par David Nuur © MNHN - F. Grandin

“ATOM” Abris Temporaires pour Oiseaux Migrateurs - Odile Decq

Œuvre de Odile Decq, 2011. Bois Iroko, teinté noir. 6 exemplaires, 40 x 34 x 25 cm. Présentée par Polaris, Paris.

Parallèlement à son travail d’architecte, Odile Decq a réalisé depuis le début des années 90 de nombreuses œuvres et installations. Partant du principe qu’un oiseau n’a pas de nationalité propre ou tout au moins celle-ci est difficile à définir – terre de naissance, lieu de ponte, ou terre de vie quotidienne ? – l’artiste par l’installation de ces différents “nichoirs” ou ATOM (Abris Temporaires pour Oiseaux Migrateurs) en bois ou en acier noir, complexifie, argumente, questionne avec sérieux les thèmes qui traversent la société aujourd’hui : les sans-papiers, migrants, travailleurs, étudiants, qui ne peuvent trouver de réponses immédiates à leur demande de passage sur le territoire français. L’artiste rend “hommage” aux exclus de passage.

“ATOM” Abris Temporaires pour Oiseaux Migrateurs d'Odile Decq © MNHN - F. Grandin
“ATOM” Abris Temporaires pour Oiseaux Migrateurs d'Odile Decq © MNHN - F. Grandin

Envelope - Guillaume Constantin

Œuvre de Guillaume Constantin, 2012. PS Choc thermoformé, piètement en hêtre, élastiques, liège d’isolation
620 x 450 x 210 cm. Présentée par Bertrand Grimont, Paris.

Envelope est une sculpture en plaques de polystyrène noir et blanc thermoformées, fixées sur une ‘forêt’ de piètements en bois.

Le dessin en spirale que forme ce plateau mis en pli est l’agrandissement d’un patron d’un paletot – vêtement féminin – datant de la fin du XIXe siècle. D’une idée de corps, de vêtement flottent, la pièce s’incarne en une sorte de toiture tout en replis, en un abri inaccessible. Envelope amplifie l’intérêt de l’artiste pour la remise au jour de certaines sources vernaculaires, où les questions du souvenir et du détail se conjuguent avec un recyclage permanent de matériaux, d’outils, d’accessoires...

Envelope est une sculpture en plaques de polystyrène noir et blanc thermoformées, fixées sur une ‘forêt’ de piètements en bois. Le dessin en spirale que forme ce plateau mis en pli est l’agrandissement d’un patron d’un paletot – vêtement féminin – datant dela fin du XIXe siècle. D’une idée de corps, de vêtement flottent, la pièce s’incarne en une sorte de toiture tout en replis, en un abri inaccessible. Envelope amplifie l’intérêt de l’artiste pour la remise au jour de certaines sources vernaculaires, où les questions du souvenir et du détail se conjuguent avec un recyclage permanent de matériaux, d’outils, d’accessoires...

Envelope par Guillaume Constantin © MNHN - F. Grandin
Envelope par Guillaume Constantin © MNHN - F. Grandin

De l’invisible au visible - Dominique Blais

Ouvre de  Dominique Blais, 2012. Sculpture pour la gloriette de Buffon. Métaux divers. Présentée par Xippas, Paris.

Dominique Blais est né en 1974 à Châteaubriand en France. Il vit et travaille à Paris. Le projet réintroduit un gong disparu dans la Gloriette de Buffon, l’une des premières architectures métalliques au monde. L’histoire de ce belvédère dessiné par Edme Verniquet datant de la fin du XVIIIe siècle, est intéressante sous différents angles et notamment du fait que l’un de ses constituants a complètement disparu : le Gong Solaire. Chaque jour, à midi, les rayons du soleil venaient brûler – à travers une loupe méticuleusement réglée sur le méridien – un fil de crin retenant le marteau destiné à percuté le gong et ainsi à le faire sonner. Le projet de Dominique Blais consiste à ramener l’instrument métallique dans le kiosque, mais sous une forme plus visuelle que sonore, et qui ne serait visible que du belvédère. Installée telle une coupole – à l’horizontale –, la pièce (re) joue la liaison entre la terre et le ciel tout en dégageant une dimension mystique et abstraite.

De l’invisible au visible de Dominique Blais © MNHN - F. Grandin
De l’invisible au visible de Dominique Blais © MNHN - F. Grandin

Crocodile en pièces (tronc cérébral, le cerveau reptilien) - Lionel Sabatté

Œuvre de Lionel Sabatté, 2012. Pièces de 1 cent d’euro, fer, étain, laiton, vernis. 310 x 126 x 36 cm. Présentée par Galerie Patricia Dorfmann, Paris

Lionel Sabatté est né à Toulouse en 1975. Il vit et travaille à Paris. Dans son travail, une oeuvre naît souvent d’un jeu de langage. Une envie de réaliser une pièce (une oeuvre), avec des pièces (de monnaie) : “Le langage est une grille qui structure le réel, qui nous sépare de son essence. J’essaie de retrouver cette essence, en réalisant ces distorsions que sont les jeux de mots. La pièce de un entime d’euro représente la plus petite unité, celle qui contient en germe toutes les autres. Ces pièces correspondent à l’arrivée de la monnaie européenne, au début du nouveau millénaire. Il me semblait judicieux d’utiliser ces pièces antérieures à la crise, à la question de la fin de la monnaie unique. Le crocodile ? Il y a le rapprochement formel, les écailles, mais surtout le crocodile est un des reptiles les plus anciens encore vivant. Un survivant. Il est un lien direct avec l’histoire du développement de la vie.”

Crocodile en pièces (tronc cérébral, le cerveau reptilien) par Lionel Sabatté © MNHN - F. Grandin
Crocodile en pièces (tronc cérébral, le cerveau reptilien) par Lionel Sabatté © MNHN - F. Grandin

Ediciones del exotismo ordinario internacional neotropical - Julia Rometti et Victor Costales

Œuvre de Julia Rometti Et Victor Costales, 2011. Livrets photocopiés. Dimensions variables. Présentée par la Galerie Jousse Entreprise, Paris.

À travers leurs images, installations et publications, Rometti & Costales assument un rôle d’archéologues éclectiques, de touristes excentriques en constante déambulation, de botanistes autodidactes afin de donner du sens à la curiosité et à l’inventivité. Ediciones del exotismo ordinario internacional neotropical est un projet en cours, concernant une recherche basée sur les plantes d’intérieur, leurs contextes et origines géographiques, environnementaux et politiques et leurs intentions et capacités organisationnelles. Cette recherche alternative est menée à partir de documents trouvés dans les librairies de livres d’occasion, et agencés sous forme de livrets photocopiés. Les livrets sont en consultation sur les plateaux du balcon se trouvant dans la petite grotte de la serre, faisant face à une vue panoramique des plantes.

Ediciones del exotismo ordinario internacional neotropical de Julia Rometti et Victor Costales © MNHN - F. Grandin
Ediciones del exotismo ordinario internacional neotropical de Julia Rometti et Victor Costales © MNHN - F. Grandin

Top Roots - Antoine Dorotte

Œuvre d'Antoine Dorotte, 2011. Bronze. 140 x 80 x 80 cm. Présentée par ACDC, Bordeaux.

Antoine Dorotte est né en 1976 en France. Top Roots présente une sorte de cocotiernain reposant sur ses trois uniques palmes, surplombé de ses racines, qui forment un casque de tresses “dreadlocks” rastafaries et renvoient aux cultures Rastafari et hippie. Métaphore à la fois de l’exotisme et d’une certaine forme d’insouciance, mais aussi d’une surexploitation des matières premières naturelles au risque de mettre en péril les équilibres écologiques, le palmier reste largement “irrationnel et fictif” selon l’artiste, qui évoque notamment “sa présence dans les oasis, qui sont régulièrement le fruit de mirages”.

Top Roots d'Antoine Dorotte © MNHN - F. Grandin
Top Roots d'Antoine Dorotte © MNHN - F. Grandin

Sinapsis paradigms and Micrologies - Loris Cecchini

Œuvre de Loris Cecchini, 2012. Modules en acier. Dimensions variables. Présentés par Galleria Continua, San Gimignano/Beijing/Le Moulin.

Loris Cecchini est né à Milan en 1969. Sinapsis paradigms and Micrologies se trouve à mi-chemin entre l’univers sculptural et le monde scientifique. L’oeuvre donne naissance à des formes qui évoquent la morphologie cellulaire, les concentrations de particules observées au microscope, des éléments de matière réunis en un ensemble marqué par une ambivalence, oscillant entre l’artificiel et le naturel. Elle est composée d’une centaine de modules d’acier brillant, produits industriellement et ensuite soudés à la main. L’aspect pratique des formes, la possibilité de s’asseoir ou de s’allonger dessus, les inscrit dans l’univers du design et du mobilier, mais elles conservent une forte personnalité sculpturale grâce à leur qualité organique et le choix de matériaux industriels.

Loris Cecchini est né à Milan en 1969. Sinapsis paradigms and Micrologies se trouve à mi-chemin entre l’univers sculptural et lemonde scientifique. L’oeuvre donne naissance à des formes qui évoquent la morphologie cellulaire, les concentrations de particules observées au microscope, des éléments de matière réunis en un ensemble marqué par une ambivalence, oscillant entre l’artificiel et le naturel. Elle est composée d’une centaine de modules d’acier brillant, produits industriellement et ensuite soudés à la main. L’aspect pratique des formes, la possibilité de s’asseoir ou de s’allonger dessus, les inscrit dans l’univers du design et du mobilier, mais elles conservent une forte personnalité sculpturale grâce à leur qualité organique et le choix de matériaux industriels.

Sinapsis paradigms and Micrologies de Loris Cecchini © MNHN - F. Grandin
Sinapsis paradigms and Micrologies de Loris Cecchini © MNHN - F. Grandin

One Million Years - On Kawara

Œuvre d'On Kawara. Lecture performative – du 16 au 21 octobre, aux heures d’ouverture du jardin. Présentée par Martine Aboucaya, Paris et Yvon Lambert, Paris.

Cet ensemble de 20 volumes, regroupant 2 000 000 années, comprend deux sections: One Million Years Past, qui débute en 1969 et répertorie les années 998 031 B.C. à 1969 A.D., et One Million Years Future qui débute en 1981 et répertorie les années 1996 A.D. à 1 001 995 A.D. Deux personnes (un homme et une femme) sont assises à un bureau, avec un micro et une copie de One Million Years. Ils sont isolés phoniquement dans une structure avec une devanture en verre. Les lecteurs lisent alternativement, l’homme : les nombres pairs, la femme : les nombres impairs. La plus longue lecture publique de One Million Years a eu lieu à la 11e documenta en 2002, où des participants masculin et féminin se sont relayés pendant les 100 jours de l’exposition pour lire les dates alternant entre [Past] et [Future]. Depuis, les lectures et enregistrements ont eu lieu dans plusieurs villes du monde entier.

Cet ensemble de 20 volumes, regroupant 2 000 000 années, comprend deux sections: One Million Years Past, qui débute en 1969 et répertorie les années 998 031 B.C. à 1969 A.D., et One Million Years Future qui débute en 1981 et répertorie les années 1996 A.D. à 1 001 995 A.D. Deux personnes (un homme et une femme) sont assises à un bureau, avec un micro et une copie de One Million Years. Ils sont isolés phoniquement dans une structure avec une devanture en verre. Les lecteurs lisent alternativement, l’homme : les nombres pairs, la femme : les nombres impairs. La plus longue lecture publique de One Million Years a eu lieu à la 11e documenta en 2002, où des participants masculin et féminin se sont relayés pendant les 100 jours de l’exposition pour lire les dates alternant entre [Past] et [Future]. Depuis, les lectures et enregistrements ont eu lieu dans plusieurs villes du monde entier.

One Million Years d'On Kawara © MNHN - F. Grandin
One Million Years d'On Kawara © MNHN - F. Grandin

Exhalaisons - Dominique Petitgrand

Œuvre de Dominique Petitgrand, 2002 – 2009. Installation sonore pour 2 haut-parleurs . Coproduction Abbaye de Maubuisson / CGVO. Présentée par gb agency, Paris

Exhalaisons est une installation environnementale, extérieure et prend place derrière un banc. Deux haut-parleurs au sol, derrière des auditeurs assis, diffusent des séquences de quelques secondes, entrecoupées de silences et distribuées en éclats. Chaque séquence, introduite et close par des voix sans texte (exhalaisons, respirations, chantonnements), met en place une rumeur, un état instable qui s’additionne aux sons naturellement produits par le lieu, les alentours paysagers et urbains. L’écoute du lieu (la nature, les alentours, les activités du lieu proches ou lointaines, le jardin et au-delà la rue, la route) est provoquée, favorisée, d’autant plus retrouvée que momentanément empêchée.

Exhalaisons de Dominique Petitgrand © MNHN - F. Grandin
Exhalaisons de Dominique Petitgrand © MNHN - F. Grandin

I am - Herman de Vries

Œuvre de Herman de Vries, 2011. Banderole en lin et lettres d’or. Dimensions variables. Présentée par Aline Vidal, Paris.

Né en 1931 en Hollande, Herman de Vries vit et travaille en Allemagne. Son oeuvre est une réflexion sur l’évolution du paysage contemporain, urbain et rural. Formé comme botaniste, il commence à peindre des tableaux à la fin des années 50. Sur une banderole en lin est écrit en lettres d’or “i am”. Ces deux mots renvoient le spectateur à sa propre existence (je suis) ainsi qu’à celle de l’arbre. L’artiste donne une voix au sophora japonica du Jardin des Plantes. Originaire de Chine, cet arbre a été planté en 1747 et il est le plus ancien spécimen en Europe. Herman de Vries témoigne de son existence, de son histoire. Il devient un individu. L’idée, le concept d’arbre n’existe plus, il est : “i am”.

i am de Herman de Vries © MNHN - F. Grandin
i am de Herman de Vries © MNHN - F. Grandin

Kerguelen - 62e mission - Laurent Tixado

Œuvres de Laurent Tixado, 2011- 2012. Objets divers, présentée par In Situ / Fabienne Leclerc, Paris. Quelques bons moments de bricolage aux Kerguelen. DVD 90 min. Courtesy galerie In Situ / Fabienne Leclerc, Paris.

Aventurier de l’art, les projets de Laurent Tixador ont un propos utopique : réaliser l’impossible, en s’assurant que cela est complètement inutile. Ses actions sont souvent extrêmes ; il a ainsi entrepris plusieurs expéditions au Groenland. Au cours de ces aventures, Laurent Tixador se met à l’épreuve de situations aussi extrêmes que décalées et “bricole” de petits objets avec les matériaux qu’il trouve sur place. Cette année, Laurent Tixador a séjourné pendant trois mois à Portaux-Français, il s’est mêlé à la vie quotidienne des équipes scientifiques, au rythme des expéditions et des rotations. Des petits objets en bois de renne, os de boeuf ou encore avec des moules sont le fruit de cette expédition, empreints d’une esthétique artisanale de voyage.

Le Veuf de la Bouchère - Jean Tinguely

Œuvre de Jean Tinguely, 1989. Technique mixte, moteur 220 volts, ampoules. 210 x 120 x 200 cm. Présentée par Galerie Georges Phillipe & Nathalie Vallois, Paris.

Le Veuf de la Bouchère a été créé par Tinguely comme pendant d’une oeuvre plus ancienne, La Veuve du Boucher. Les squelettes d’animaux apparaissent en 1981 dans l’oeuvre de l’artiste. Dès lors, Tinguely va se mettre à collectionner les crânes de gros mammifères (essentiellement ovins, bovins et équins) qu’il articule autour de ses machines aux mécanismes à la fois humoristiques, inutiles, bouffons et légèrement désespérés. Il recrée ainsi d’énormes silhouettes d’animaux improbables dont les mâchoires claquent dans le vide. Ces oeuvres révèlent son obsession de la mort (et en particulier les danses macabres du Moyen Âge, très présentes en Suisse), mais aussi son goût pour les animaux (qu’il partageait avec Niki de Saint Phalle) et une certaine forme de spectacle (le cirque et le musée sont deux institutions majeures dans la vie de Tinguely).

Le Veuf de la Bouchère de Jean Tinguely © MNHN - F. Grandin
Le Veuf de la Bouchère de Jean Tinguely © MNHN - F. Grandin

Le retour à la nature - Nicolas Milhé

Œuvre de Nicolas Milhé, 2011. Deux moutons naturalisés, or. 70 x 45 x 110 cm chaque. Présentée par Samy Abraham, Paris.

Nicolas Milhé est né en 1976 en France. Ses recherches sur les lieux emblématiques du pouvoir à Paris, leur organisation spatiale et leurs attributs symboliques l’amènent à convoquer pour cette oeuvre la figure historique de la Marquise de Pompadour. Première locataire de l’Elysée, logée aux bons soins de Louis XV, la Marquise fait paître dans les jardins du palais un troupeau de moutons au cou enrubanné et aux cornes dorées. Ce potentiel d’attraction magique lié à la nature et aux animaux est remis au goût du jour par les Mérinos de Nicolas Milhé, qui condensent un état de nature fantasmé et un souci d’ornementation poussé à l’absurde.

Le retour à la nature de Nicolas Milhé © MNHN - F. Grandin
Le retour à la nature de Nicolas Milhé © MNHN - F. Grandin

Édenique - Clédat & Petitpierre

Œuvre de Clédat & Petitpierre, 2012. Sculpture à activer. Tôles, laque, miroirs, bois, résine, cheveux naturels. Dimensions variables. Présentée par ACDC, Bordeaux.

Dans un aller-retour permanent entre sculpture et performance, les travaux récents de Clédat & Petitpierre prennent des formes singulières. Leurs sculptures à activer oscillent ainsi entre deux temporalités : celle “durable” de l’exposition et celle de l’événement performatif, où les corps des deux artistes sont mis en jeu dans une systématisation de la figure du couple et de son territoire. Edénique est une courte fable autour du premier tandem de l’humanité et de son paysage. Adam et Eve n’ont pas croqué la pomme et ont été oubliés. Leur pilosité antédiluvienne n’a cessé de pousser et leur paradis terrestre s’est fortement dégradé. Leur activité principale consiste à se peigner, seule façon de pallier le désordre de leurs cheveux et d’éviter un possible glissement vers l’animalité.

30 cm - Linda Sanchez

Œuvre de Linda Sanchez, 2009. DVD, 5 min 49. Présentée par Bertrand Grimont, Paris.

Cette projection montre une traversée dans l’épaisseur d’un tronc d’arbre sur 30 cm. Le tronc fut poncé et scanné à intervalles réguliers (100 fois dans un cm). Puis, les 3 000 images remises côte à côte reconstituent ce qui se passe dans cette épaisseur. On découvre les lentes variations de couleur, apparition de germes et de nodosités incluses dans le bois. Le film ressemble de près à un film d’étude scientifique, montrant une forme végétale en évolution. Pourtant ce mouvement, paraissant si naturel, ne correspond pas à une réelle poussée de l’arbre, ni à un Temps réel.

30 cm de Linda Sanchez © MNHN - F. Grandin
30 cm de Linda Sanchez © MNHN - F. Grandin

Les coquilles sont incluses - Linda Sanchez

Œuvre de  Linda Sanchez, 2011. Ballons, plâtre. Dimensions variables. Présentée par Bertrand Grimont, Paris.

Linda Sanchez est née en 1983 à Thonon-les-Bains en Haute-Savoie. Elle vit et travaille à Lyon. “L’artiste consigne des observations et hypothèses, elle élabore des protocoles, relançant et modifiant sans cesse ses opérations de construction / déconstruction. Dans un rapport très physique à son travail, elle poursuit une démarche proche dans ses modalités de celles d’un chercheur scientifique.” (extrait du texte de Corinne Guerci, Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, 2007). Cette oeuvre représente un amas de ballons qui paraissent au début comme un tas de coquilles intactes et fragiles. Les parois internes des ballons sont recouvertes d’une fine pellicule de plâtre sec. Les ballons sont percés de manière à laisser s’échapper lentement un filet d’air. Le latex se rétracte, la coquille de plâtre résiste, puis lentement se brise et se recroqueville. L’implosion émet des sons de craquements et de fissures, secs et graves. L’installation pensée pour imploser et se briser, finit en un tas d’éclats et de coquilles cassées.

Les coquilles sont incluses de Linda Sanchez © MNHN - F. Grandin
Les coquilles sont incluses de Linda Sanchez © MNHN - F. Grandin

Études pour un musée des dinosaures africains - Yto Barrada

Œuvre d'Yto Barrada, 2012. Matériaux divers. Dimensions variables. Présentée par Polaris, Paris.

Yto Barrada est née en 1971 au Maroc. Elle vit et travaille à Tanger. Le XXe siècle a vu le développement exponentiel d’une exploitation et du trafic de fossile africain. Le nouveau projet d’Yto Barrada retrace le paysage préhistorique d’Afrique du Nord, explore les questions de l’héritage géologique et crée des outils ainsi que des jeux pédagogiques pour un Muséum Africain d’Histoire naturelle qui n’existe pas encore au Maroc.

Études pour un musée des dinosaures africains d'Yto Barrada © MNHN - F. Grandin
Études pour un musée des dinosaures africains d'Yto Barrada © MNHN - F. Grandin

Nest - Nico Vascellari

Œuvre de Nico Vascellari, 2010. Nid décomposé, bois, glue. 213 x 113 x 89 cm. Présentée par Bugada & Cargnel, Paris.

Nico Vascellari est né en 1976 à Vittorio Veneto, Italie, où il vit et travaille. L’anthropologie culturelle est le fil conducteur de ses installations complexes et excentriques, installations combinant performances et éléments sculpturaux avec des dessins, des collages, des vidéos et des extravagances sonores. Le folklore, la nature et la scène underground contribuent à l’analyse peu commune de la culture visuelle contemporaine. Les montagnes forestières et la végétation sont très souvent utilisées dans ses performances et fournissent "la matière première" pour ses oeuvres. Dans Nest, il a méticuleusement disséqué un nid d’oiseau en d’innombrables fragments, classifiés et savamment mis en scène dans une vitrine muséale.

Nest de Nico Vascellari © MNHN - F. Grandin
Nest de Nico Vascellari © MNHN - F. Grandin

Butterfly - John Wood et Paul Harrison

Œuvre de John Wood et Paul Harrison, 2012. Dimensions variables. Présentée par Martine Aboucaya, Paris.

Et je ne ressens aucune tristesse

Un musée

Des centaines d’espèces

Jadis en vie

Un musée

Une espèce

Encore vivante

Et je ne ressens aucune tristesse

Un musée
Des centaines d’espèces
Jadis en vie

Un musée
Une espèce
Encore vivante

Butterfly de John Wood et Paul Harrison © MNHN - F. Grandin
Butterfly de John Wood et Paul Harrison © MNHN - F. Grandin

Réplique (Baphomêtre) - Bertrand Lamarche

Œuvre de Bertrand Lamarche, 2008. Installation, projecteur, reflécteur, trépieds. Présentée par Jérôme Poggi, Paris.

Bertrand Lamarche est né en 1966 à Paris, où il vit et travaille. Réplique est une machine génératrice de formes organiques qui se meuvent entre éther hypnotique et entropie. Cette autogénération apparaît comme une simulation des modèles mécanistes de la perception ou encore, une involution des membranes fluides, filaires algorithmiques, architecture liquide ou exploration génétique de la forme architecturale. Ou encore, cellules nerveuses d’un cerveau, magma inchoatif de formes matières, transformation biologique d’organismes. Cette instabilité formelle et processuelle contraste avec la fixité du dispositif mécanique qui reste ostensiblement visible. Extrait de Marie Ange BRAYER, “cette inéluctable modalité du visible” in Bertrand Lamarche-The Funnel, HYX, 2008.

Réplique (Baphomêtre) de Bertrand Lamarche © MNHN - F. Grandin
Réplique (Baphomêtre) de Bertrand Lamarche © MNHN - F. Grandin

Mendeleïev Ark - Hicham Berrada

Œuvre de Hicham Berrada, 2010. Acier ajouré, micro-flacons, composants chimiques. 90 cubes 5 x 5 x 5 cm. Présentée par Anne de Villepoix, Paris.

Hicham Berrada est né en 1986 à Casablanca. Il vit et travaille en France. Il tente de se positionner en régisseur d’énergies. Par le choix des produits, des forces, du référentiel, il aide la nature à accomplir des phénomènes nécessitant des conditions complexes dans un espace et un temps choisi. Les cubes sont rangés selon le tableau périodique des éléments, c’est une collection d’éléments premiers qui constituent tout ce qui existe sur terre; Une arche de Noé minimale, à l’échelle de l’atome. Chaque élément est contenu dans un micro flacon, lui-même contenu dans un cube aux dimensions des cubes pour enfants. Posés les uns à côté des autres pour montrer que toute création est un réagencement.

Mendeleïev Ark par Hicham Berrada © MNHN - F. Grandin
Mendeleïev Ark par Hicham Berrada © MNHN - F. Grandin