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FIAC 2013, Jardin des Plantes, Muséum national d'Histoire naturelle © MNHN
FIAC 2013, Jardin des Plantes, Muséum national d'Histoire naturelle © MNHN
Exposition

FIAC Hors les murs 2013

Cette exposition est terminée

18 octobre - 11 novembre 2013

En 2013, le Jardin des Plantes a accueilli à nouveau un parcours d'oeuvres d'art contemporain dans le cadre de la FIAC (Foire Internationale d'Art Contemporain). Sculptures et installations ont ponctué les collections du Muséum national d'Histoire naturelle.

Horaires

Terminé

7 h 30 - 20 h

Dernière entrée 15 minutes avant la fermeture.

Publics

Tous publics

Accessible aux visiteurs à mobilité réduite

Accès

Jardin des Plantes

36, 38, 40 rue Geoffroy Saint-Hilaire
2, 8, 10, 18 rue Buffon
47, 57 rue Cuvier
Place Valhubert
75005 Paris

Tarifs

Gratuit

Large Horse - William Turnbull

Œuvre de William Turnbull, 1990. Bronze, numéroté 4/5 (édition de 5 exemplaires plus une épreuve d’artiste), 292 x 353 x 138,4 cm, présentée par Waddington Custot Galleries, London

Né en 1922 à Dundee (Écosse), William Turnbull est mort à Londres en 2012. Large Horse (1990), atteignant près de trois mètres, est l’une des plus imposantes sculptures de la série des Horse de William Turnbull. Le thème du cheval apparait dès 1946 et restera un sujet récurrent dans l’œuvre sculpturale de l’artiste. Turnbull maîtrisait et faisait revivre les traditions anciennes de la statuaire classique et c’est ainsi que cette série s’inspire d’une œuvre qu’il connait bien, la tête de cheval en marbre du Parthénon du British Museum à Londres.

 

Néanmoins, il choisit d’épurer ce sujet et de réduire la tête de l’animal à l’essentiel. Cette économie de formes et de lignes révèle ainsi l’intérêt de Turnbull pour les objets totémiques et les rituels d’anciennes civilisations non occidentales. Avec la tête représentant l’ensemble du corps, Large Horse fait allusion à un masque africain avec ses immenses yeux évidés, ses naseaux définis par des traits verticaux et son cou arqué prenant la forme de traditionnelles herminettes (sortes de haches à lame perpendiculaire au manche).

Sans titre (Frère de dieu) - Erik Dietman

Œuvre d'Erik Dietman, 2002. Bronze, 312x180x110cm, présentée par la Galerie Claudine Papillon, Paris

Erik Dietman est né à Jönköping (Suède) en 1937. Il est mort à Paris en 2002. Postérieure à L’Ami de Personne installé aux Tuileries, cette sculpture est la dernière de la série des grands bronzes initiée pour son exposition au Centre Pompidou en 1994. Conçue à partir d’un petit moulage de 15 cm de haut, Dietman l’a voulue monumentale. Elle a donc été agrandie et de vingt fois sa taille initiale. À la fin des années 1990, Erik Dietman a suggéré que Dieu avait un frère, véritable artiste - Dieu n’étant que le créateur mondain d’Adam... Évidemment ce frère de Dieu, c’est Dietman ! Dans cette sculpture restée “sans titre” pour cause de mort prématurée, on sent que cette sorte de fantôme moulé de ses mains est l’œuvre du frère de Dieu et aussi son autoportrait.

Sans titre (Frère de dieu). Une œuvre d'Erik Dietman, 2002. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, 2013 © MNHN - F. Grandin
Sans titre (Frère de dieu). Une œuvre d'Erik Dietman, 2002. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, 2013 © MNHN - F. Grandin

Pliny’s Sorrow sur la Colonne - Johan Creten

Œuvre de Johan Creten, 2011. Bronze. 191 x 110 x 43 cm, présentée par Almine Rech Gallery, Paris, Bruxelles

Né en 1963 à Sint-Truiden en Belgique, Johan Creten vit et travaille à Paris. Pliny’s Sorrow sur la Colonne est une sculpture pleine d’ambiguïté, celle d’un oiseau hybride qui nous rappelle aussi bien la symbolique politique liée à la forme de l’aigle que le cormoran blessé, couvert de pétrole. Suite à l’incendie de la maison Deyrolle en 2008, Johan Creten crée une première étude en grès émaillé inspirée par les animaux empaillés carbonisés par le désastre. Ce fait divers lui servira de base pour une série d’œuvres sur le souvenir des disparus, le désastre écologique, le poids de la politique et de l’histoire. Avec Pliny’s Sorrow sur la Colonne, le lien avec l’histoire est clairement établi grâce au socle d’inspiration Renaissance et la référence à la tristesse de Pline le Jeune, l’écrivain et politicien romain du premier siècle après Jésus-Christ qui assistera à la disparition d’une civilisation. Johan Creten réalise actuellement une version de cette pièce de 4m50 de hauteur qui sera montrée lors de son exposition personnelle au Musée Middelheim à Anvers en 2014.

Pliny’s Sorrow sur la Colonne. Une œuvre de Johan Creten, 2011. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, 2013 © MNHN - F. Grandin
Pliny’s Sorrow sur la Colonne. Une œuvre de Johan Creten, 2011. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, 2013 © MNHN - F. Grandin

Diamond - Claire Morgan

Œuvre de Claire Morgan, 2010. Sacs plastique rouges et noirs déchirés, phalène Atlas, nylon, plomb, acrylique 200x90x100cm. Présentée par la Galerie Karsten Greve, Köln, Paris, St Moritz

Claire Morgan est née à Belfast en 1980. Elle vit et travaille à Londres. Son œuvre est enracinée dans notre désir futile de qualifier la vie et la mort. Ses installations aériennes se composent de centaines de fils en nylon qui permettent d’évoquer une solidité illusoire. Il s’agit de sculptures-écrins contenant des animaux qui s’insèrent, se faufilent et se cachent dans des formes géométriques. Ce n’est qu’en examinant ces œuvres de plus près qu’on s’aperçoit de leur fragilité : elles sont en effet réalisées par des milliers de fragments, tels des insectes, des graines ou des morceaux de plastique, donnant forme à une structure qui fascine par sa beauté et son mystère. Les sculptures suspendues deviennent ainsi métaphores d’une vitalité merveilleuse tout en faisant référence au caractère éphémère propre à toute existence.

Diamond. Une œuvre de Claire Morgan, 2010. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, MNHN, 2013 MNHN - F. Grandin
Diamond. Une œuvre de Claire Morgan, 2010. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, MNHN, 2013 © MNHN - F. Grandin

Dirt/Table - Abbas Akhavan

Œuvre d'Abbas Akhavan, 2005-2013. Table en bois, terreau, eau Dimensions variables. Présentée par The Third Line, Dubaï

Abbas Akhavan est né en 1977 à Téhéran (Iran), il vit et travaille à Toronto. L’installation fusionne visuellement deux matériaux qui créent une médiation entre nature et culture : de la ferme à la table, du producteur au consommateur, du terroir aux papilles, etc. Cette sculpture qui rend la table de salle à manger inutile, constitue aussi un exercice de forme ; le meuble en bois se mue en paillis et fumier - association d’éléments ayant en commun plusieurs caractéristiques telles la couleur et l’origine. Le travail d’Akhavan va de l’installation éphémère in situ au dessin, de la vidéo à la performance. La sphère domestique, en tant qu’espace à la jonction de l’hospitalité et de l’hostilité, n’a cessé d’inspirer son exploration. Des œuvres plus récentes ont changé de thématique, explorant des espaces juste en dehors de la maison comme le jardin, la cour ou d’autres paysages domestiqués.

Dirt/Table. Une œuvre d'Abbas Akhavan, 2005-2013. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, MNHN, 2013 © Marc Domage.
Dirt/Table. Une œuvre d'Abbas Akhavan, 2005-2013. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, MNHN, 2013 © Marc Domage.

Make Animals Smile - Shimabuku

Œuvre de Shimabuku, 2011. Sticker, bois, dimensions variables. présentée par Air de Paris, Paris

Shimabuku est né en 1969 à Kobé au Japon, où il vit et travaille. De la contemplation de la nature, Shimabuku tire des interrogations dont nous privent généralement nos modes de vie moderne. Comment les oiseaux trouvent-ils le prochain endroit où se poser ? Les animaux sourient-ils ? Et si pour changer nous devenions le spectacle des animaux au lieu qu’ils ne soient le nôtre ? Un peu comme quand petits nous singions les animaux pour les faire sourire.

Make Animals Smile. Une œuvre de Shimabuku, 2011. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, MNHN, 2013 © Marc Domage
Make Animals Smile. Une œuvre de Shimabuku, 2011. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, MNHN, 2013 © Marc Domage

Château de tôle - Stéphane Vigny

Œuvre de Stéphane Vigny, 2011. Tôle ondulée, 800x750x130cm, présentée par la Galerie Claudine Papillon, Paris

Stéphane Vigny est né en 1977. Il vit et travaille à Paris. À la manière d’un ensemblier, il recourt volontiers à une matière préformée pour la constitution de ses œuvres. Si l’identité des objets saisis reste reconnaissable, l’échelle, le matériau, ou la fonction s’en trouvent générale- ment altérés avec un humour consommé et une grande élégance formelle. La matière de son travail est principalement extraite d’un contexte rural, pour être ensuite déplacée dans des milieux différents, contrariant par ces déplacements souvent ludiques, l’utilitarisme associé à la ruralité. Château de tôle est une construction surdimensionnée d’un jeu de patience connu de tous : le château de cartes. La tôle ondulée en métal corrodé provenant d’infrastructures agricoles rompt avec la nature “précaire et instable” du château de cartes, mais conserve l’image du fragile équilibre que recherchent ceux qui s’adonnent à ce jeu.

Erell - Pierre Labat

Œuvre de Pierre Labat, 2013. Acier 314 x 1160 cm, prod. CUB et artothèque de Pessac, présentée par ACDC, Bordeaux

Pierre Labat est né en 1977 à Auray (Morbihan). Il vit et travaille à Bordeaux. Certaines religions, comme le shintoïsme, considèrent la montagne comme un corps de la divinité. Ici, au Jardin des Plantes c’est plus un volcan, un cratère ou bien un atoll que Pierre Labat nous propose d’explorer. Visuellement les lignes noires se croisent et se décroisent pour nous amener, mentalement ou physiquement au centre. Si certains pourront y voir une gigantesque fleur (ou d’autres une araignée), le système même de fabrication nous rappelle le maillage de la structure d’une toile de tente.

Erell. Une œuvre de Pierre Labat, 2013. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, MNHN, 2013 © Marc Domage
Erell. Une œuvre de Pierre Labat, 2013. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, MNHN, 2013 © Marc Domage

Man Still - Gilles Barbier

Œuvre de Gilles Barbier, 2013. Résine, peinture à l’huile, plantes en plastique, éléments divers 140 x 155 x 140 cm, présentée par Georges Philippe & Nathalie Vallois, Paris

Gilles Barbier est né en 1965 au Vanuatu (Pacifique Sud), il vit et travaille à Marseille. Gilles Barbier pratique un certain rituel de l’empreinte de sa propre forme plastique depuis de nombreuses années. C’est une performance physique, mais qui s’effectue dans le retrait, l’immobilité et la concentration. Ce temps long est littéralement présent dans la série des Still People et notamment chez le Man Still où le corps masculin se présente dans une position assise, méditative, étrangement envahi par une végétation luxuriante. Une sculpture “romantique” que l’on interprétera à souhait, selon sa dimension autobiographique d’hommage à la pratique elle-même, sa dimension métaphorique d’un homme comme retiré de son époque, ou encore symbolique : celle d’un être réconcilié qui laisserait pousser sur lui-même l’anarchie de ce qu’il a domestiqué et asservi depuis plusieurs siècles. (Gaël Charbaud).

Vice versa - Pablo Reinoso

Œuvre de Pablo Reinoso, 2012. Acier Peint, 100x610cm, présentée par la Galerie Xippas, Paris

Pablo Reinoso est né en 1955 à Buenos Aires (Argentine). Il vit et travaille à Paris depuis 1979. Vice Versa réinvente l’idée du confident qui offre une assise en face à face pour deux personnes. Ici, l’artiste invite à une conversation de groupe à groupe renouvelant ainsi le caractère d’intimité attaché à ce genre de mobilier. C’est l’inattendu du lourd, voué à structurer l’architecture, qui se tord comme un fil pour créer un banc, une assise. L’acier dessine alors des espaces légers, transparents, contemplatifs. Cette œuvre aux multiples volutes, évocation du monde végétal et de sa croissance, offre au promeneur une halte propice à la contemplation au cœur de l’un des plus beaux jardins de Paris.

Roca | Azul | Jacinto | Marino | Errante - Julia Rometti & Victor Costales

Œuvre de Julia Rometti & Victor Costales, 2013. Carreaux de ciment teintés dans la masse, 2 roches volcaniques. 300 x 200cm Présentée par la Galerie Jousse Entreprise, Paris

Le duo d’artistes Julia Rometti, née en 1975 et Victor Costales, né en 1974, s’est formé en 2007. La démarche de Julia Rometti et Victor Costales fait appel à une compréhension de la nature comme un espace pour une inscription politique, où les formes naturelles deviennent acteurs d’une lutte idéologique et métaphysique. Si la création de personnages et concepts ficto-factuels souligne l’élan spéculatif de leur pratique, il en va de même pour l’usage des géométries épistémologiques. Avec Roca | Azul | Jacinto | Marino | Errante, les artistes proposent un portrait sculptural consistant en deux roches volcaniques placées aléatoirement sur des carreaux de ciment spécialement conçus, reprenant au moyen de lignes tracées en bleu le motif du Cube de Necker. L’existence des roches s’inscrit alors dans le cadre d’une oscillation simultanée de perspectives. Ce sentiment d’indétermination n’est autre que le cadre dans lequel le portrait d’Azul Jacinto Marino – chaman, poète et anarchiste - se déploie au travers du travail.

Roca | Azul | Jacinto | Marino | Errante. J. Rometti & V. Costales, 2013. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes © F. Grandin
Roca | Azul | Jacinto | Marino | Errante. J. Rometti & V. Costales, 2013. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes © F. Grandin

Thoughts - Jaume Plensa

Œuvre de Jaume Plensa, 2013. Acier inoxydable et pierre, 310x200x270cm, présentée par la Galerie Lelong, Paris

Jaume Plensa est né en 1955 à Barcelone, où il vit et travaille. Plus encore que la fonte, l’acier, le fer, l’albâtre ou le bronze, son matériau de prédilection est la lumière, qui traverse ou émane de ses sculptures. Depuis quelques années, ses créations monumentales peuplent désormais les places des villes du monde entier. Témoins silencieux de l’activité urbaine, ces personnages sont constitués d’éléments de langage universels : lettres de tous alphabets, chiffres ou notes de musique. Thoughts est une sculpture constituée de phrases, de pensées qui s’entrecroisent et se chevauchent sur de grands bandeaux en acier inoxydable. Elle illustre parfaitement cette recherche de la construction de la pensée dans l’espace, les croisements de langues et de langages plastiques et littéraires chers à l’artiste. Dans cette attitude méditative et silencieuse, cette figure lettrée rend compte de la profondeur de l’âme.

Thoughts. Une œuvre de Jaume Plensa, 2013. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, 2013 © MNHN - F. Grandin
Thoughts. Une œuvre de Jaume Plensa, 2013. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, 2013 © MNHN - F. Grandin

Little Girl and Upside Down Unicorn - Richard Jackson

Œuvre de Richard Jackson, 2011. Fibre de verre peinte, acier, acier inoxydable, moteur 396 x 245 x 183 cm, présentée par Georges Philippe & Nathalie Vallois, Paris

Richard Jackson est né en 1939 à Sacramento, il vit et travaille à Los Angeles. Little Girl and Upside Down Unicorn est une sculpture monumentale représentant une licorne en équilibre sur sa corne, entourée des bras d’une étrange petite fille ressemblant à une poupée et sculptée à échelle réelle. Cette œuvre, comme beaucoup des sculptures créées par l’artiste au cours de sa carrière, peut être “activée” avec de la peinture, pompée dans les parties génitales de l’animal puis pulvérisée, aspergeant l’œuvre et son environnement. En 2013, une grande rétrospective du travail de Richard Jackson eu lieu à l’Orange County Museum of Art, Newport Beach, Californie, en itinérance à la Villa Stück de Munich et au S.M.A.K. de Gand.

Nijinski Hare - Barry Flanagan

Œuvre de Barry Flanagan, 1996. Bronze, épreuve d’artiste numéroté 2/2 (édition de 5 exemplaires plus 2 éditions d’artiste). 518 x 188 x 262 cm, presentée par Waddington Custot Galleries, London

Né en 1941 à Prestatyn (Nord du Pays de Galles), Barry Flanagan est mort à Ibiza (Espagne) en 2009. Les “lièvres” de bronze de Barry Flanagan sont exposés pour la première fois au début des années quatre-vingt. C’est en 1982, que le souvenir d’un lièvre bondissant dans la neige des basses terres du Sussex, lui inspire l’idée de cette série de sculptures. L’artiste découvre qu’il peut amplifier l’expressivité et l’émotion de ses lièvres en leur revêtant des attributs humains. Une de ses premières interprétations, le “Nijinski Hare”, révèle l’influence de Rodin sur l’œuvre de Flanagan, et tout particulièrement la sculpture du fameux danseur de ballet russe, Nijinski (1912), fort connu pour son habileté à danser sur pointe et pour ses sauts athlétiques. Flanagan réussit à transposer la posture de cette figurine en tension sur Nijinski Hare dont les membres repliés semblent prêts à relâcher une énergie extraordinaire. Déclinée sous différentes tailles et versions, cette sculpture est devenue l’une des représentations les plus importantes et les plus revisitées dans l’œuvre de Barry Flanagan. Ninjinski Hare (1996), d’une hauteur dépassant les cinq mètres, est la sculpture la plus imposante de cette série.

Méduse - Philippe Droguet

Œuvre de Philippe Droguet, 2008-2009. Arbres, cure-dents, 220x180x110cm, présentée par la Galerie Pietro Sparta, Chagny

Philippe Droguet est né en 1967 à Roussillon, Isère. Il vit et travaille à Feillens (Ain, France). L’œuvre oscille en permanence entre la séduction et le tragique, un voile ténu les séparant, ce que l’artiste appelle le “tégument”, c’est-à-dire la membrane, la peau, la surface, ce qui enveloppe et protège, ce qui couvre et dissimule, ce qui attire et leurre, ce qui s’affiche et simultanément soustrait au regard. L’œuvre de Philippe Droguet tourne autour de cette certitude qu’il y a, par-delà l’apparence, une autre réalité qui ne demande qu’à être dévoilée pour peu qu’on interroge l’au delà de la surface. Cette conviction forte concerne aussi bien ce que les sociétés font de l’apparence et de la chair des corps que chaque conscience intime à habiter une enveloppe qui ne peut être quittée.

Leaves swim - Shimabuku

Œuvre de Shimabuku, 2011. Mini DVD transfered to DVD / color / no sound / NTSC 4:3, 2 min, 30 sec, en boucle, Edition de 5, présentée par Air de Paris, Paris

Son travail est une invitation au voyage et à la contemplation. Leaves Swim apaise autant qu’il nous empreint de doute quant à la nature exacte de ces “feuilles qui nagent”. Habitué à jouer sur la perception, nous sommes entrainés à suivre le lent périple de ce dragon de mer feuillu. Aujourd’hui présenté dans le contexte de l’espace aquatique du Muséum national d’Histoire naturelle, la perception se brouille, le doute surgit. L’observation poétique de la nature donne alors l’occasion de mettre à l’épreuve nos choix et nos jugements.

Leaves swim. Une œuvre de Shimabuku, 2011. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, 2013 ©  MNHN - F. Grandin
Leaves swim. Une œuvre de Shimabuku, 2011. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, 2013 © MNHN - F. Grandin

Marine - Philippe Droguet

Œuvre de Philippe Droguet, 2003/2012. Branche, crâne de renard, cure-dents, Plâtre, métal et marbre noir 180x170x60cm, présentée par la Galerie Pietro Sparta, Chagny

Philippe Droguet est né en 1967 à Roussillon, Isère. Il vit et travaille à Feillens (Ain, France). L’œuvre oscille en permanence entre la séduction et le tragique, un voile ténu les séparant, ce que l’artiste appelle le “tégument”, c’est-à-dire la membrane, la peau, la surface, ce qui enveloppe et protège, ce qui couvre et dissimule, ce qui attire et leurre, ce qui s’affiche et simultanément soustrait au regard. L’œuvre de Philippe Droguet tourne autour de cette certitude qu’il y a, par-delà l’apparence, une autre réalité qui ne demande qu’à être dévoilée pour peu qu’on interroge l’au delà de la surface. Cette conviction forte concerne aussi bien ce que les sociétés font de l’apparence et de la chair des corps que chaque conscience intime à habiter une enveloppe qui ne peut être quittée.

La Parade Moderne - Cledat & Petitpierre

Œuvre de Cledat & Petitpierre, 2013. Résine, polystyrène, bois, PVC, métal, laque automobile, tissus, tulle 238x110x1300cm, prod. Biennale d’Anglet / Coll. privée Présentée par ACDC, Bordeaux

Coco Petitpierre et Yvan Clédat sont nés en 1966, ils vivent et travaillent à Drancy. Dans un aller-retour permanent entre sculpture et performance, les travaux récents de Clédat & Petitpierre prennent des formes singulières. Leurs “sculptures à activer” oscillent ainsi entre deux temporalités : celle “durable” de l’exposition et celle de l’événement performatif, où les corps des deux artistes sont souvent mis en jeu dans une représentation de la figure, du couple et de son territoire. Conçue sur le mode du défilé de carnaval, La Parade Moderne est une œuvre sculpturale et déambulatoire, constituée de 10 figures, librement puisées dans les œuvres peintes de grands artistes de la première moitié du XXe siècle : Magritte, Ernst, De Chirico, Léger, Munch, Arp, Brauner, Malévitch... Projetées dans l’espace tridimensionnel, transmutées en sculptures portées et animées, ces figures prennent vie sous la forme d’un défilé, comme un étrange cours d’histoire de l’art en plein air.

Hope Hippo - Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla

Œuvre de Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla, 2005-2013. Boue, sifflet, journal quotidien, performer 490x185x155cm, présentée par la Galerie Chantal Crousel, Paris et le Festival d’Automne à Paris

Jennifer Allora (née en 1974) et Guillermo Calzadilla (né en 1971) vivent à Puerto Rico et travaillent ensemble depuis 1995. Hope Hippo est une sculpture grandeur nature d’un hippopotame sur lequel un performeur lit les journaux, actionnant de façon intermittente un sifflet en lisant. Créée en 2005 pour la Biennale de Venise, l’œuvre est à la fois une référence et une réponse à l’ancienne tradition des statues équestres sculptées dans des matériaux durables tels que le marbre ou le bronze. Au lieu d’un cheval de guerre dressé portant une figure héroïque, nous sommes confrontés à un de ses cousins étymologiques, l’hippopotame - un “cheval de rivière” - réalisé à partir d’un matériau lui-même issu de la rivière : la boue. Contrairement aux statues équestres l’ayant inspiré, l’existence de l’hippopotame est éphémère et vulnérable face aux éléments. Il sert de rappel permanent du barbarisme lié à la civilisation humaine. Cependant, plutôt qu’une menace, il fait office de tour de guet paisible afin que le performeur puisse dénoncer les injustices qu’il découvre.

Hope Hippo. Une œuvre de J. Allora & G. Calzadilla, 2005-2013. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, MNHN, 2013 © Marc Domage
Hope Hippo. Une œuvre de J. Allora & G. Calzadilla, 2005-2013. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, MNHN, 2013 © Marc Domage

An archeology of lost objects - Mark Dion

Œuvre de Mark Dion, 2013. Meuble de bois, divers objets trouvés, carte de la ville de Madrid, photographies, 100 x 109 x 63 cm chaque meuble, présentée par In Situ / Fabienne Leclerc, Paris

Mark Dion est né en 1961 à New Bedford aux Etats-Unis. An Archeology of Lost Objects est une collection anthropologique contemporaine faite dans la ville de Madrid en deux temps. Le premier consistait en un ramassage de détritus urbains trouvés dans les rues par des citoyens madrilènes archéologues de profession, traquant les objets abandonnés, jetés ou déplacés dans la rue. Une fois la collection d’objets méticuleusement cataloguée et identifiée, le second volet impliquait un archivage de ces trouvailles pour leur exposition, réparti dans des meubles dessinés spécifiquement à cet usage. Conçus comme des meubles d’archives traditionnels, leur contenu peut être consulté par le public et disposé sur une table d’examen. Le travail de Mark Dion recontextualise le présent en utilisant les méthodes archéologiques les plus traditionnelles ; avec son intérêt scientifique et anthropologique, il interroge avec humour les sujets sociaux politiques économiques et culturels.

An archeology of lost objects. Une œuvre de Mark Dion, 2013. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, MNHN, 2013  © Marc Domage
An archeology of lost objects. Une œuvre de Mark Dion, 2013. FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, MNHN, 2013 © Marc Domage

Tête et Sirènes - Philippe Droguet

Tête, œuvre de Philippe Droguet, 2011. Coquillage surmodelé, cornes, siliconne, vis 32x63x24cm et Sirènes, œuvre de Philippe Droguet, 2006. Coquillages, siliconne, semences de tapissier 20 x 22 x 21 cm et 11 x 13 x 10 cm, présentées par la Galerie Pietro Sparta, Chagny.

Philippe Droguet est né en 1967 à Roussillon, Isère. Il vit et travaille à Feillens (Ain, France). L’œuvre oscille en permanence entre la séduction et le tragique, un voile ténu les séparant, ce que l’artiste appelle le “tégument”, c’est-à-dire la membrane, la peau, la surface, ce qui enveloppe et protège, ce qui couvre et dissimule, ce qui attire et leurre, ce qui s’affiche et simultanément soustrait au regard. L’œuvre de Philippe Droguet tourne autour de cette certitude qu’il y a, par-delà l’apparence, une autre réalité qui ne demande qu’à être dévoilée pour peu qu’on interroge l’au delà de la surface. Cette conviction forte concerne aussi bien ce que les sociétés font de l’apparence et de la chair des corps que chaque conscience intime à habiter une enveloppe qui ne peut être quittée.

Printemps (nymphe de cerf) - Julien salaud

Œuvre de Julien salaud, 2013. Taxidermie de cerf élaphe, fil de nylon, perles de rocailles, clou, bois Dimensions variables, présentée par la Galerie Suzanne Tarasieve, Paris

Julien Salaud est né en 1977, il vit et travaille à Orléans. Julien Salaud interroge par sa pratique les liens, les forces et la symbolique qui unissent l’homme à la nature. Il s’intéresse autant à la survie des espèces animales et végétales en voie de disparition qu’à la fabrication de créatures célestes, chimères et hybrides. Il compose ainsi un bestiaire magique - qui nous permet de faire face à un retour du règne animal, puissant et mystérieux. Dans sa dernière installation Printemps (nymphe de cerf), Julien Salaud opère une métamorphose de la Constellation du Cerf, une œuvre présentée à la Fondation Ricard, à la Chapelle des Calvairiennes et enfin au Château de Chambord. La Constellation du cerf se mue en chrysalide, étape nécessaire à la nymphose. L’animal est couvert de perles créant une véritable armure solide et lisse. Les bois du cerf se propagent, les branches rayonnent en fil de perles comme si l’artiste préparait le passage de l’état animal à celui de végétal.