Cette exposition est terminée

16 octobre - 23 novembre 2015

Sculptures, installations et performances viennent ponctuer les collections du Muséum, avec en 2015 un axe changement climatique et biodiversité en lien avec la COP21.

Horaires

Terminé

Ouvert tous les jours

Jusqu'au 2 février 2020 : 8 h - 17 h 30

Publics

Tous publics

Accès

Jardin des Plantes

57 et 47 rue Cuvier
2, 10, 18 rue Buffon
36, 38 et 40 rue Geoffroy Saint-Hilaire
Place Valhubert
75005 Paris

Tarifs

Gratuit

Texture Map (Normal) J01-J04 Smocking or Bus Shelter - Sean Raspet

Œuvre de Sean Raspet, 2015. Acier, verre, plexiglas, lentilles lenticulaires, film coloré, résine de polyuréthane 242 x 242 x 122 cm, présentée par la New Galerie, Paris

Sean Raspet est né à Washington D.C. en 1981. Il vit et travaille à Los Angeles. Sa série Texture Maps s’inspire d’une pratique usuelle pour la création d’objets digitaux, où l’on crée d’abord un volume neutre avant de le recouvrir d’une texture qui lui donne réalité. Sean Raspet réalise des compositions abstraites et transparentes sur plexiglas avec du silicone et un film lenticulaire. La lumière, réfractée sur un film dichromatique collé à l’arrière du panneau, est réfractée et vient colorer une surface autrement transparente et monochrome. Sean Raspet crée une sculpture rappelant les arrêts de bus, où tous les panneaux sont des « Texture Maps ». Le spectateur à l’intérieur est plongé dans un environnement lumineux immersif et changeant ; il apparaît de l’extérieur comme une forme devenue abstraite.

Texture Map © MNHN - Catherine Ficaja
Texture Map © MNHN - Catherine Ficaja

Treasure Hunt - Elisabeth S. Clark

Œuvre de Elisabeth S. Clark, 2015. Pierre gravée par laser, plaque 58 x 58 x 50 cm, présentée par la Galerie Dohyang Lee, Paris

Elisabeth S. Clark, née en 1983, travaille entre Londres et Paris. Un cil de girafe en or 23 carats a été égaré dans le Jardin des Plantes. Une carte fictive est disponible évoquant des trajectoires possibles où se cacherait ce cil d’or, interagissant ainsi avec les visiteurs. Pouvant être déplacée, repositionnée ou tournée, cette carte est comme une boussole sans position fixe ou destination. L’œuvre Treasure Hunt est une réflexion sur la merveilleuse histoire de Zarafa, la première girafe ayant foulé le sol de la France et qui a vécu au Jardin des Plantes des jours paisibles pendant 18 ans. Treasure Hunt est la carte mentale d’un jardin rempli de trésors, de restes, d’histoires et d’orientations imaginaires et propose une quête à la recherche de ce long et scintillant cil d’or de girafe.

Treasure Hunt © MNHN - Catherine Ficaja
Treasure Hunt © MNHN - Catherine Ficaja

Rosa Luxemburg - Nicolas Milhé

Œuvre de Nicolas Milhé, 2015. Bronze sur socle 180 x 21,5 x 23 cm, présentée par la Galerie Samy Abraham, Paris

Nicolas Milhé est né en 1976. Il vit et travaille à Paris. Par une sorte de casting sauvage, l’artiste trouve l’incarnation de Rosa Luxemburg en la personne d’une jeune architecte parisienne qu’il scanne en trois dimensions afin d’obtenir un moule pour réaliser ce bronze. S’il s’agit ici de rendre hommage à l’engagement de Rosa Luxemburg, l’œuvre revendique avant tout un principe de réactivation d’un personnage historique. La révolte spartakiste écrasée dans le sang, et le destin tragique de cette femme restée dans l’ombre et dans l’opposition du pouvoir, ne lui ont pas permis de marquer durablement les images de son temps. Avec ce bronze, Nicolas Milhé magnifie l’une des plus fascinantes figures révolutionnaires, antimilitaristes, écologistes et féministes du début du siècle dernier en lui donnant un nouveau statut, un gage d’éternité.

Still Library - Gilles Barbier

Œuvre de Gilles Barbier, 2014. Technique mixte 210 x 288 x 287 cm, présentée par la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris

Né au Vanuatu dans le Pacifique Sud en 1965, Gilles Barbier s’est inspiré de la luxueuse et encombrante végétation de mousses, lichens, champignons et autres plantes grimpantes de cet archipel pour sa série des « Still », initiée en 2013. Avec Still Library, Gilles Barbier rend compte d’un environnement complexe et complet dans lequel une bibliothèque, comprenant étagères, meubles et piles de livres, est totalement envahie par cette luxuriante végétation. Deux temporalités radicalement opposées s’y confrontent : une temporalité imminente (celle de la lecture) et une temporalité plus lente qui vient envahir et déstabiliser la première (celle de la nature). Cette sculpture « romantique » peut être interprétée de plusieurs manières parmi lesquelles, la réconciliation entre « l’Anarchie de la Nature », mais aussi une métaphore du temps qui passe et son effet sur le corps et l’esprit.

Rocks of Spitsbergen - Lara Almarcegui

Œuvre de Lara Almarcegui, 2014. Lettrage en vinyle sur mur, dimensions variables, présentée par Ellen de Bruijne Projects, Amsterdam et Mor-Charpentier, Paris

Lara Almarcegui est née en 1972 à Saragosse en Espagne. Elle vit et travaille à Rotterdam aux Pays-Bas. La liste des roches dans Rocks of Spitsbergen fait référence au passé de l’île, lorsque la région a été façonnée par la collision de plaques tectoniques, formant des montagnes, par le dépôt des sédiments formant des roches. L’œuvre est un commentaire sur les manières dont le territoire de l’île s’est modifié – et a été modifié – à la suite de l’évolution géologique et de l’exploitation minière. Des expéditions ont effectué des forages à la recherche de cuivre, d’amiante, de minerai de zinc, de fer, d’or, de plomb et de phosphates. Avec des réserves de charbon estimées autour de quelques 22 millions de tonnes, la zone de Longyearbyen, sur Spitzberg, dans l’Arctique, a déjà deux mines en activité, et d’autres ouvriront prochainement. Qu’arrivera-t-il à la région si ses roches sont exploitées pour en tirer des minéraux ? L’artiste propose une vision de la destruction possible de l’île à travers une exploration de ses origines géologiques et de son exploitation future.

Rocks of Spitsbergen de Lara Almarcegui © MNHN - Catherine Ficaja
Rocks of Spitsbergen de Lara Almarcegui © MNHN - Catherine Ficaja

Structure I - Benjamin Sabatier

Œuvre de Benjamin Sabatier, 2015. Bois et béton 200 x 300 x 270 cm, présentée par la Galerie Bertrand Grimont, Paris

Benjamin Sabatier est né en 1977 au Mans. Il vit et travaille à Paris. Dans cette œuvre, le béton, matériau représentatif de la modernité architecturale, est mis en relation à des structures en bois architecturées en pin Douglas, spécifiques du travail plus vernaculaire de la construction de charpente. Les matériaux utilisés, qui convoquent l’univers du minéral et du naturel, tissent le sens premier du travail, nous renvoyant à la figure du chantier, au processus de fabrication. La proposition sculpturale travaille ainsi le contexte du lieu, à travers la confrontation des différentes activités humaines et vient symboliquement rejouer la lutte incessante entre l’homme et son environnement naturel. Les formes organiques en béton contrastent avec les poutres en matière naturelle assemblées de manière géométrique.

Malini - Sam Moyer

Œuvre de Sam Moyer, 2015. Bronze et marbre 233.7 x 165.1 x 61 cm, présentée par Rachel Uffner Gallery, New York

Sam Moyer est né en 1983 à Chicago. Il vit et travaille à Brooklyn, New-York. L’artiste s’intéresse aux effets de la lumière et son impact sur l’espace. Dans cette œuvre, les sculptures murales quittent la paroi et occupent l’espace qui entoure le spectateur. Encadrées et maintenues en place par des formes de bronze rectilignes, les étendues planes de marbre massif — fragments qui rappellent les formes soeurs et plus fonctionnelles des plans de travail de cuisine — prennent un jour nouveau lorsque la lumière du soleil traverse leur surface semi-opaque.

Malini de Sam Moyer © MNHN - Catherine Ficaja
Malini de Sam Moyer © MNHN - Catherine Ficaja

Sans titre (Cube I, II et III) - Benjamin Sabatier

Œuvre de Benjamin Sabatier, 2015. Bois et ciment 135 x 100 x 100 cm chacune, présentées par la Galerie Bertrand Grimont, Paris

Benjamin Sabatier est né en 1977 au Mans. Il vit et travaille à Paris. Dans cette œuvre, le béton, matériau représentatif de la modernité architecturale, est mis en relation à des structures en bois architecturées en pin Douglas, spécifiques du travail plus vernaculaire de la construction de charpente. Les matériaux utilisés, qui convoquent l’univers du minéral et du naturel, tissent le sens premier du travail, nous renvoyant à la figure du chantier, au processus de fabrication. La proposition sculpturale travaille ainsi le contexte du lieu, à travers la confrontation des différentes activités humaines et vient symboliquement rejouer la lutte incessante entre l’homme et son environnement naturel. Les formes organiques en béton contrastent avec les poutres en matière naturelle assemblées de manière géométrique.

Seat of Grandeur at Villeperdue - Haegue Yang

Œuvre de Haegue Yang, 2015. Racine d’if, parasol, métal, bois, verre d’Hébron, peinture, pierre, environ 270 x 250 x 270 cm, présentée par la Galerie Chantal Crousel, Paris Produit par l’Atelier Calder, Saché, avec le support du CNAP (Centre national des Arts plastiques)

Haegue Yang est née en 1971 à Seoul. Elle vit et travaille entre Berlin et Seoul. L’œuvre Seat of Grandeur at Villeperdue a été réalisée à l’Atelier Calder (Saché, France) où l’artiste était accueillie en résidence durant l’été 2015. Composée d’une souche d’if veille de plusieurs centaines d’années, cette imposante « sculpture-objet » ou « sculpture-meuble » présente au spectateur un ensemble d’objets décoratifs et usuels. Le travail d’Haegue Yang, qui a représenté la Corée du Sud à la Biennale de Venise en 2009, a été exposé à la Bergen Kunsthall en 2013, au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg en 2013, au Haus der Kunst de Munich en 2012 ou encore au Modern Art Oxford en 2011.

Sans titre - Vincent Mauger

Œuvre de Vincent Mauger, 2015. Tubes de PVC 200 x 200 cm, présentée par la Galerie Bertrand Grimont, Paris

Vincent Mauger est né en 1976 à Rennes. Il vit et travaille près de Nantes. Sa sculpture Sans titre, par un assemblage de matériaux simples, devient un fragment de météorite en plastique en pleine érosion. Posée au sol, elle semble continuer à se développer dans l’espace par sa forme organique, rythmée de cratères prédécoupés. L’idée de cocon, telle une ruche à grande échelle, est également évoquée dans cette œuvre qui propose ainsi un nouvel espace dans lequel se projeter.

L’objet du doute - Virginie Yassef

Œuvre de Virginie Yassef, 2013. Polystyrène, résine, peinture acrylique, moteur 182 x 460 x 300 cm, présentée par la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris

Née en 1970 à Grasse, Virginie Yassef vit et travaille à Paris. A l’origine, l’artiste a imaginé un faux arbre déraciné pour barrer la rue des Cascades lors de la Nuit Blanche 2013, en écho aux barricades parisiennes édifiées lors de la Commune de Paris. Le tronc paraît immobile mais en s’approchant, on perçoit un mouvement subtil : il tente de se relever puis retombe brusquement, comme dans un dernier souffle. La nature chez Virginie Yassef se fait mystérieuse et inquiétante : l’arbre est mourant mais légèrement vivant, c’est un arbre « mort-vivant ». Dans une scénographie proche du film d’épouvante, l’artiste insuffle une dimension fantastique à cette sculpture qui devient un véritable personnage animé, convoquant l’imaginaire des spectateurs.

Orticello - Piero Gilardi

Œuvre de Piero Gilardi, 1966. Mousse de polyuréthane 40 x 160 x 160 cm, présentée par Semiose galerie, Paris

Piero Gilardi est né en 1942 à Turin où il vit et travaille. L’un des pionniers de l’Arte Povera, il prône un « art habitable » et émotionnel, inséparable de la vie. Ses « Tapis nature » recréent des morceaux de paysage en mousse polyuréthane. Adepte d’une écologie sociale et artistique, il fonde en 2008 le Parc d’art vivant de Turin. Orticello est emblématique de sa série des tapis nature commencée au début des années 60. Celle-ci présente un fragment de jardin comme extrait de la terre pour y être présentée dans l’espace domestique afin de réintroduire la nature dans la maison.

Deep Breathing – Resuscitation for the Reef - Janet Laurence

Œuvre de Janet Laurence, 2015. Technique mixte 410 x 350 x 150 cm, présentée par Artists 4 Paris Climate 2015 et le Muséum national d’Histoire naturelle, avec la collaboration de l’Australian Museum

Janet Laurence est née en 1947 en Australie. Elle vit et travaille à Sydney. L’artiste nous invite à imaginer la possibilité de guérir notre monde marin des conséquences du réchauffement climatique et de l’activité humaine, au travers du symbole qu’est la Grande Barrière de Corail : un espace, représentant une unité de réanimation, révèle son sort et propose des moyens d’action. L’œuvre est présentée à l’entrée de la Grande Galerie de l’Évolution au Muséum national d’Histoire naturelle, qui a prêté des spécimens pour sa réalisation. Une vidéo est également projetée à l’Aquarium Tropical du Palais de la Porte Dorée. L’Australian Museum, qui exposera l’œuvre en 2016, a permis à l’artiste de se rendre dans sa station de Lizard Island en Juillet 2015, où des recherches vitales pour l’avenir des coraux sont en cours. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative soutenue par l’ONU pour la COP21.

Boxoplasmose - Henrique Oliveira

Œuvre de Henrique Oliveira, 2011. Bois 205 x 195 x 290 cm, présentée par la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris

Né en 1973 à Ourinhos, au Brésil, Henrique Oliveira vit et travaille à São Paulo. À michemin entre peinture, architecture et sculpture, son travail parvient à libérer une série de formes, de textures et de couleurs, dont l’aspect organique est à la limite du parasitique. Il associe la chair même de sa ville natale de São Paulo grâce au bois de « tapumes » - un bois qu’il récupère sur les palissades de chantier - à de nombreuses références à l’histoire de l’art et à la science. L’imposante sculpture Boxoplasmose associe des éléments géométriques au corps organique. Cette forme anthropomorphe, bombée, déliquescente, qui semble déborder de sa base, envahit l’espace, comme si la nature tropicale du bois de tapumes tentait de reprendre ses droits.

Boxoplasmose - Henrique Oliveira © MNHN - Catherine Ficaja
Boxoplasmose - Henrique Oliveira © MNHN - Catherine Ficaja

Underground Flowers - Yang Jiechang

Œuvre de Yang Jiechang, 1989-2009. Os en porcelaine à décors bleu Ming placés dans 270 boîtes en bois rangés dans des étagères en bois. Dimensions variables, présentée par la Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Paris

Yang Jiechang est né en 1956 à Foshan, Chine. Il vit et travaille à Paris et Ittlingen. Underground Flowers rassemble une centaine de représentations de parties de squelettes à taille humaine, fabriqués dans la manufacture de Jingdezhen en porcelaine bleue et blanche avec des motifs de l’époque Ming. Présentés dans des caissons en bois, les ossements proposent une réflexion sur le temps qui passe et les bouleversements politiques entre 1989 et 2009. Ces ossements prônent un retour à la nature originelle. Par-delà les forces de l’oubli, ils rappellent la vitalité des floraisons de la vie et de l’esprit qui en émane, exhumée des cendres de l’histoire pour appeler à surmonter les tourments qui l’ont marquée.

The Unruly Collection - Mark Dion

Œuvre de Mark Dion, 2015. Cabinet en bois, peinture luminescente et 43 sculptures de papier mâché 220 x 250 x 30 cm, présentée par la Galerie In Situ - fabienne leclerc, Paris

À travers l’œuvre The Unruly Collection, Mark Dion poursuit son exploration de la tradition du cabinet de curiosités, Wunderkamer et Kunst Kammer. Il a rassemblé des images issues de gravures du 15ème et 16ème siècles. Ces raretés naturelles, objets d’art, mais aussi merveilles ethnographiques ont ensuite été envoyées à une équipe de 5 sculpteurs afin qu’ils soient reproduits. Les sculpteurs ramènent ainsi ces images au monde tridimensionnel. L’artiste ajoute une étape à l’histoire et aux relations entre les animaux, les plantes et les artefacts collectés depuis des siècles dans le monde entier. Au 15ème siècle, un collectionneur a exposé ces spécimens dans une vitrine de cosmologie, qui ont inspiré un artiste qui les a dessinées. Ces dessins ont ensuite été gravés dans une enluminure puis distribués dans le monde entier. Des centaines d’années plus tard, Mark Dion renforce le lien historique de ces relations. Les objets assemblés sont indisciplinés puisqu’ils ont été séparés temporellement et géographiquement et n’auraient pu exister l’un à côté de l’autre, de la façon dont l’artiste les assemble.

Mimesis as Resistance - Measure and Control - Kader Attia

Œuvre de Kader Attia, 2013. Trois masques africains, animaux empaillés (quatre oiseaux), portrait encadré 202,5 x 177,5 x 63,5 cm - Télescope, microscope, tableaux avec insectes, images encadrées, livres de sciences 202,5 x 177,5 x 63,5 cm, présentées par la Galerie Nagel Draxler, Berlin/Cologne

L’œuvre de Kader Attia interroge les différents concepts concernant la relation à la nature dans les cultures africaine et occidentale (mimétisme contre domination). Le télescope et le microscope, les deux métaphores les plus fortes de la quête de savoir, sont liés. Dans la culture africaine, le porteur d’un masque d’oiseau «devient» un oiseau – c’est là une relation mimétique, alors que dans le monde occidental, les oiseaux sont empaillés et placés dans des musées, dans ce qui est davantage une relation de domination. Kader Attia mêle les deux formes représentationnelles non-artistiques utilisées par les musées d’ethnologie et d’histoire naturelle et, ce faisant, opère un croisement entre les contextes référentiels qu’ils représentent.

In Pursuit of Bling : The Transformation - Otobong Nkanga

Œuvre de Otobong Nkanga, 2014. Tapisserie 182 x 180 cm, présentée par In Situ – fabienne leclerc, Paris

Née en 1974 à Kano au Nigeria et aujourd’hui basée à Anvers, Otobong Nkanga considère souvent son lieu d’origine comme matière première à ses recherches. Le terme « mica » vient du latin « micare » signifiant « briller », « scintiller », racine directement évoquée par Otobong Nkanga par le choix du mot anglais « bling », présent dans le titre du projet In Pursuit of Bling. Le mica est un minerai à la texture feuilletée qui lui permet de prendre de multiples formes. L’imposante tapisserie dressée à la verticale est la représentation symbolique de la pierre en tant que constituant omniprésent de nos environnements. Élément basique par excellence qui, chez l’artiste, engendre un sentiment de familiarité, peu importe où elle se déplace. L’artiste se nourrit donc d’une intuition intime et autobiographique associée au souvenir, la mémoire : ses absences et ses recollections.

In Pursuit of Bling : The Transformation - Otobong Nkanga © MNHN - Catherine Ficaja
In Pursuit of Bling : The Transformation - Otobong Nkanga © MNHN - Catherine Ficaja

L’horloge d’une vie de travail 2 - Julien Berthier

Œuvre de Julien Berthier, 2008. Technique mixte : 34 engrenages, acier électrozingué, acier peint et sérigraphié, cloche de plexiglas 36 x 217 x 24 cm, présentée par la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris

Né en 1975 à Besançon, Julien Berthier vit et travaille à Aubervilliers. Horloge permettant de calculer en temps réel les heures de travail accumulées avant la retraite (1 minute divisée en 60 secondes, 1 semaine divisée en 35 heures, 1 trimestre divisée en 13 semaines et 40 ans et 1 trimestre divisés en 161 trimestres) ; elle introduit la notion du « temps individuel » (comme « temps universel ») qui ne s’accumule que pour soi. Elle devient le reflet d’une organisation du travail qui tend à l’individualisation et fissure les formes de solidarité en annihilant les stratégies collectives de défense. Cette œuvre est appelée à devenir inadaptée dans un délai inférieur à la durée du cycle que lui a programmé l’artiste : elle devient la relique sociale d’un mécanisme révolu, rendu obsolète par les changements politiques permanents. Elle vient ici répondre avec poésie et humour à l’Horloge de Marie-Antoinette.

Cactuscrackling in the grotto - Christophe Rutimann

Performance de Christophe Rutimann, 2015, présentée par le Centre Culturel Suisse, en collaboration avec Mai 36 Galerie, Zurich

Christoph Rütimann fait un usage particulier des cactus, tantôt instrument de musique, tantôt «aiguille» de tourne-disque ou objet d’exposition. Pour cette performance, il investit la grotte de la serre tropicale du Jardin des Plantes et équipe une série d’outils de jardin et de cactus de capteurs sonores pour un concert inédit.

Production Centre culturel suisse de Paris, en collaboration avec Mai 36 Galerie, Zürich.

Les hommes creux et la rose amère - Yair Barelli

Performance de Yair Barelli dans la Galerie de Minéralogie

Yaïr Barelli questionne la valeur des mots et encourage la confusion et le décalage dans ses performances. D'après Les Hommes en creux et la rose amère dans Le Mont analogue de René Daumal (1952), Yaïr Barelli propose un récit labyrinthique en révélant le mythe et le parfum oriental nourris de la tradition et du souffle contemporain. Avec les participations de Yannick Fouassier (lumière) et Jean-Yves Segalen (musique).
Né à Jérusalem en 1981 et installé en France depuis 2008, Yaïr Barelli a suivi la formation professionnelle du C.D.C à Toulouse ainsi que le programme Essais au CNDC à Angers.

Coproduction : Centre culturel de rencontre – Parc Jean-Jacques Rousseau. En association avec l’exposition Co-Workers à Bétonsalon.

Les hommes creux et la rose amère
Les hommes creux et la rose amère © MNHN

Changement d’ère : les sciences et les arts de l’anthropocène

Ces conférences étaient animées par COAL, avec un dialogue entre un artiste, un scientifique du Muséum et un penseur autour des interactions entre l’art, la science et l’engagement.

En ville comme au fond des océans, nos organisations impactent la nature de la manière la plus directe, par l’occupation du territoire, de la manière la plus insidieuse et lointaine, via nos pollutions. Comment habiter la Terre aujourd’hui ?

Invités :

  • Patrick Blandin, biologiste,
  • Christophe Bonneuil, historien,
  • Pascale Marthine Tayou, artiste.

Loin de la vision de la « belle nature » exceptionnelle et rare, l’écologie nous montre à quel point la biodiversité commune est cruciale. Cette revalorisation du banal ne manque pas de heurter nos anciens systèmes de valeurs.

Invités :

  • Vinciane Despret, philosophe des sciences,
  • Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste,
  • Hicham Berrada, artiste.