Back to top
Une cane et ses canetons dans le jardin de l'École de la botanique © MNHN - Michel Masson
Une cane et ses canetons dans le jardin de l'École de la botanique © MNHN - Michel Masson

Le canard colvert

Le Canard colvert (Anas platyrhynchos Linné), habitant toute l’Europe et souche du canard domestique, est confiant, familier à l’occasion. Pas étonnant : bien qu’il existe encore un noyau de population sauvage, la majorité des individus sont issus d’animaux d’élevage, relâchés pour la chasse.

Les Canards colvert s’accommodent très bien de la vie citadine, pourvu qu’ils trouvent un plan d’eau ou un fleuve sur les berges duquel ils pourront bâtir leurs nids, à l’abri de la végétation ou, plus rarement, au creux d’un arbre. Venus en suivant la Seine toute proche, quelques couples élèvent annuellement leur nichée, au Jardin des Plantes, dans les environs du Jardin alpin ou du Jardin écologique. Le plumage de la femelle est sobre, entièrement gris-brun tacheté de sombre, tandis que celui du mâle est vivement coloré. Sa tête et son cou sont couverts de plumes vertes irisées, séparées de son plastron pourpre par un étroit collier blanc. Il possède en outre deux belles plumes noires retroussées en boucle sur son arrière l’arrière-train. De près, les deux partenaires montrent des pattes rouge-orange et des miroirs alaires (taches de couleur métallique, situées sur les bords des ailes et présentes surtout chez les canards) violet à reflets irisés, soulignés de blanc, qu’ils utilisent comme repères lors de leurs évolutions aériennes. Des évolutions qui peuvent tourner à la démonstration de voltige !

Le Canard colvert est omnivore. Il se nourrit principalement de feuilles et de pousses ou de graines qu’il broute sur la végétation flottante, mais peut aussi consommer de petits animaux (mollusques, insectes, vers, crustacés, voire de petits poissons ou amphibiens). Opportuniste, il sait aussi exploiter d’autres ressources alimentaires. En hiver, il peut ainsi aller dévorer les graines des cultures sur la terre ferme, histoire de reprendre des forces avant la période de couvaison, qui a lieu vers février-mars. Au bout de 27 ou 28 jours, les 8 à 10 œufs vert pâle pondus par la femelle, et également couvés par elle, éclosent. Les canetons qui viennent au monde peuvent espérer vivre jusqu’à 29 ans, bien que dans la nature leur longévité soit généralement cinq à six fois plus courte.

Consulter sa fiche sur le site de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel

Consulter sa fiche sur le site oiseau.net

À la une